18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 17:30

Bonjour Ronan, Merci à vous et à Josyane, de maintenir le site autour de Pascal. Les obligations de Vincent, ne lui permettant plus de gérer ce blog, qu'il avait crée en mémoire de son ami Pascal. Je lui souhaite le meilleur, il le mérite. Amis de Pascal, je suis contente de vous retrouver. Claude Berri s'éloigne, je suis heureuse de penser que Pascal n'aura pas eu le chagrin de voir son amie, Nathalie Rheims dans la douleur. Il les aimait beaucoup.

A la lecture de ce journal posthume, je pense à sa fidèle Christiane, à Serge T. et Didier O. qui furent si près de lui.Ce livre n'est pas comme les autres. En 2006, l'écrivain est dans une tourmente médiatique et l'écriture s'en ressent. Quoi de plus normal ?

En 2007, il reprend la plume, comme un défi, dire ce qu'il veut taire, c'est un exercice bien difficile. Alors, nous retrouvons un peu, ce qui fait que nous aimons ses livres. Mais les colères, les indignations, le monde qui change, certains amis qui s'éloignent, bien sûr, il essaie de donner le change, mais le coeur, l'envie n'est plus là. Une seule raison, à mon avis, il mène un autre combat : SA SURVIE ! Sauver sa vie est un travail a temps plein ! Mais, je lis à travers " les noirs et les blancs, les petitts caillous blancs..."ses phrases minuscules qui lui échappent, l'homme désespéré qui voit sa fin venir. Il n'y croit plus, en le lisant, nous savons que sa lucidité n'est pas un leurre. Quelquefois, j'ai souri de ses propos acides et je me suis surprise à penser : je vais lui écrire que...rien. Cette fois, il échappe à mes commentaires. C'est le dernier cadeau, celui qui dit " Adieu, je vous aime" et le livre se ferme. P. Besson, nous dit le reste, si bien avec sa belle délicatesse et son affection pour lui. Ecrire à un disparu est une démarche étrange, je prends ce risque a travers le blog, je lui dédie ces dernieres lignes :

Cher Jean-Claude, Je n'attends plus rien, ni livres, ni mots bleus, ni téléphone, notre correspondance s'achève. Vous avez été un ami attentif, ce que vous m'avez offert n'a pas de prix. Sachez simplement, qu'il y aura toujours à St Pardoux, votre famille, celle du sang, celle du coeur, quelques garçons qui vous aimaient, d'autres qui cherchaient à travers vous la gloire, des lecteurs passionnés par votre talent, des curieux peut-être et quelques femmes veuves ou non, qui viendront chercher la paix de l'âme, près de cette pierre, où vous dormez, Vous, Stéphane et Votre Père. Je suis trise de vous voir partir si tôt, vous me manquez déjà, mais je vous garde la meilleure place, dans mon coeur, près de ceux envolés qui m'aimaient, que j'aime encore. Un jour, je reviendrai, vous murmurer cela et plus, près de cette pierre. Je n'ai pas peur des cimetières, vous le saviez. Voyez, je suis presque apaisée, je vous le dois, ainsi qu'a une autre personne, rencontrée grace à vous. Cela ne peut pas être un hasard. Adieu, ami des bons et des mausais jours. Vos livres veillent, comme une lumière dans ma bibliothèque. Ils seront fidèles, j'en suis persuadée.

Cher Jean-Claude, je ne vous embrasse plus, je me souviens !

A vous tous amis de Pascal, je vous adresse mon amical souvenir.

Annie.

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  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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