8 mai 2012 2 08 /05 /mai /2012 23:01


Mon cher Pascal,

Il est revenu le temps de notre échange épistolaire à sens unique. Mais je ne peuxencore m’en passer, d’ailleurs le pourrai-je un jour ?  Si au fond de moi je ne le souhaite pas vraiment,  rien ne m’oblige ni ne m’empêche ;  mais ce rituel entre nous me semble tellement évident.

Quatre ans déjà que tu es main dans la main avec Stéphane, 5 ans aussi que la France est aux mains de  Nicolas ton ami, qu’aurais-tu fait ou écrit pour le soutenir ? Nul ne peut le dire ici et surtout pas moi. En revanche je suis certain que tu ne l’aurais pas lâché ni lynché comme quelques oublieux à la mémoire spongieuse. Tu n’étais pas homme de curée, ni de curé au passage…Ici, on ne parle que de ça au moment où je t’écris. Cette nuit, il est 4h du matin nous sommes le vendredi 4 dans l’entre deux tours d’une présidentielle qui t’aurait surement beaucoup plu. Sans doute t’y serais- tu impliqué.  Mais voilà le prochain président sera élu sans toi. Et là-haut, on vote parfois ? On appelle ça comment ?

Ici bas nous venons de célébrer les 25 ans de celle qui t’a précédée notre Dalida, ta « Dali »

Merci  à Philippe Bouvard qui ne manque ni d'humour ni de mémoire, il a eu la bonne idée de rediffuser de 4h à 4h30 du matin dans la foulée  l'émission de la veille : un enregistrement "dans la nuit des temps"  ce matin j'ai donc pu entendre ton rire Sevran, entre une chanson de Dalida et le 9 mai. J'ai aimé cette attention souriante.

Qu’es-ce que je deviens ? Merci, mon Pascal je vais bien ! Tu me connais, des jours oui et des jours non. Je suis un verseau et je m’efforce d’y puiser l’énergie nécessaire pour co-présenter les  « Valses de Vienne » avec Denise Fabre une personne délicieuse, elle ne manque jamais de rappeler à chaque spectacle ce qui nous liait avec des mots justes, sincères. Tu verrais les bonnes dames à la fin du spectacle qui viennent me voir après une larme discrète au coin de l’œil. Je les entends me dire mais il est où Pascal ? Je les embrasse et les assure de ma sincère émotion, que je ferai remonter à France TV, qu’ils n’ont pas le droit de les laisser comme ça. (Je fais ce que je peux).

Depuis 2 ans, j’ai en charge de programmer un croisiériste où j’embarque tes amis de « La chance aux chansons », « chanter la vie » et  « Entrée d’artistes » Chanteurs, chanteuses, accordéonistes. Ils ont leurs  mots  et leurs notes à dire afin que continuent les chansons. Alors j’écoute, je reste ta première oreille essayant d’être le moins injuste possible.

André se bat comme un Lion, Fétiche en fait de même, Baba me donne parfois un furtif
coucou, Christiane F est une heureuse mamie, Prudy fidèle à elle-même, quand à Aïda je l’ai tous les dimanches. Beaucoup de tes petits demandent souvent mon avis sur une chanson ou une vidéo, ils
sont incroyables d’énergie et ont envie de faire un spectacle ensemble.

Je suis toujours en contact avec les habitués : Tintin, Zinzin, Dominique et ses aventures, Josette toujours entre déménagements et opérations. Chantal vient de perdre sa maman, cette chère Arlette que tu aimais asseoir à tes cotés quand elle montait de son pays d’Avignon, elle a été inhumée avant-hier le 7 mai.

Presque tous les chanteurs que tu défendais s’en souviennent. Je les rencontre au
gré de la vie et des chansons. Cela nous porte tous vers un avenir certain qui ne serait pas réalisable sans toi.

Tu as du croiser Eric Charden récemment, à cause de lui ici « le monde est gris »  où vous êtes « le monde est bleu » je n’en doute pas. Il a laissé à Annie (Stone) le soin de faire la promotion d’un magnifique album duos « Made in France ».

Avant de te quitter, je veux te rassurer sur un point.  Certains des tiens se font discrets ou absents, ce n’est pas parce qu’ils ne font rien. Sans doute gardent-ils ta mémoire vive d’une autre manière.

Pour notre part avec quelques-uns qui se reconnaitront, nous essayons d’entretenir tant bien que mal cette petite flamme que tu m’avais demandé d’allumer un certain lundi 16 avril 2007 en la collégiale du Dorat, veille de ta première opération. Nous veillons ensemble en toute amitié à ce qu’elle éclaire ce que tu nous as apporté avec générosité et gentillesse

Mon Cher Pascal, je t’embrasse au cas où nos missives se croiseraient…

Aujourd’hui 9 mai à 16H, je serai à Saint Pardoux avec quelques amis chers à ton cœur.

« Prends bien soin de toi ». Didier

commentaires

Nicole VAROQUEAUX 26/06/2012 16:21

Très Cher Pascal, vous êtes toujours présent, Magnifique sous cette forêt de sapins blancs, sous mes yeux, en fond d'écran sur mon ordinateur, mais également près de moi, dans mon coeur, vous
faites toujours partie intégrante de ma vie, Je vous ai écris en Février 2012 par l'intermédiaire du site "je suis mort.com", mais je sais que vous n'êtes pas mort, dans l'ensemble des maisons de
quartier de Marseille,lors de nos après-midis dansants, nous chantons en coeur vos chansons et celles que vous avez écrites pour d'autres et en particulier pour Dalila, nous aimerions tellement
vous revoir à la télévision, personne n'a pu vous remplacer, FR3, chaîne des séniors comme ils disent, tente quelques essais, mais aucune comparaison avec vos différents concepts. Que de mauvaises
imitations !!!!
De toute façon, je pense que vous êtes mieux là-haut, car la France est en déclin, l'Europe s'écroule, et le monde dans lequel nous vivons ne vous conviendrait plus, il vous révolterait de plus en
plus.
A bientôt de vous rejoindre, mon beau Pascal, je vous aime, je ne vous oublirai jamais, je vous embrasse du plus profond de mon coeur, et merci à Monsieur Didier Ouvrard d'entretenir la Flamme.

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