18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 08:03

L'après-midi, la télé prend sa retraite

La télé l'après-midi, c'est un peu comme un voyage dans le temps ou dans une autre dimension. On y croise des vétérans, des inconnus, des feuilletons indétrônables, des drames à faire pleurer le colosse de Rhodes et des jeux dont le concept n'a pas changé depuis trente ans. Pourquoi ?

Prenez «Les Feux de l'amour», sur TF1, «Commissaire Lea Sommer» et «Rex», sur France 2, «Inspecteur Derrick», sur France 3, «Miss Marple» et «Hercule Poirot», sur TMC, ou le téléfilm «Docteur au grand coeur», sur M6... Ponctuez de programmes courts dédiés aux séniors, de publicités pour les mutuelles ou l'épargne sûre. Achevez par «Des chiffres et des lettres» à 17 h 15 sur la Trois... La programmation de l'après-midi des grandes chaînes généralistes a comme un arrière-goût de langueur monotone. Question de stratégie? Assurément.

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Rappelons que la suppression sur France 2 en 2001 de «La chance aux chansons» avait soulevé un tollé chez les plus de 75 ans et entraîné une baisse d'audience de 5 points sur cette tranche horaire. Rappelons aussi que l'émission de Pascal Sevran avait alors été remplacée par «Derrick», toujours à l'antenne, transféré sur France 3.

Question de coût et de quotas aussi. Les séries allemandes telles «Rex», «Derrick» et «Lea Sommer» font partie des moins chères au catalogue et permettent d'obéir aux quotas de diffusions d'oeuvres audiovisuelles européennes (60 %) ou d'expression originale française (40 %) imposés par le CSA. Les fictions canadiennes ou américaines diffusées sur TF1 ou M6 sont quant à elles vendues par lots avec, comme appât, le grand retour de héros oubliés, tel Victoria Principal, la Pamela de « Dallas », dans un rôle à contre-emploi...

TV MAG - le 17-10-09


La sixième tournée des musiciens et accordéonistes de La Plus Grande Guinguette du monde vient de commencer, avec une quinzaine de rendez-vous prévus en province jusqu’au printemps. Et le succès ne se dément pas.

L’accordéon continue de faire danser les nostalgiques

« Nous voulions “déringardiser” l'accordéon, en le faisant entrer dans de grandes salles comme les Zénith, en lui apportant la qualité dans les moyens techniques et la rigueur dans l’organisation. » C’est animé de cette volonté que Régis Richard, directeur artistique de l’agence de spectacles Nuits d’artistes, près d’Amiens (Somme), a lancé, en septembre 2004, La Plus Grande Guinguette du monde, marque déposée. Des accordéonistes de renom, des musiciens et quelques chanteurs ont ainsi fait valser les foules, sur des pistes de danse installées dans des Zénith, depuis cinq ans.

La tournée 2009-2010 vient de débuter mardi dernier à Auxerre, dans une salle plus petite, le parc des expositions : 800 spectateurs-danseurs et une piste de 200 mètres carrés, sorte de tour de chauffe avant la quinzaine d’autres rendez-vous prévus dans les Zénith de province d’ici à avril, avec 3.000 personnes attendues à chaque fois et une piste prévue de 400 mètres carrés.

Anciens et jeunes


Cela a relancé l’accordéon, moins audible à la télévision et à la radio, et surtout réservé aux petits bals musettes et autres fêtes locales du week-end. Le fameux « piano à bretelles » chanté par Brel ou Piaf a certes fait quelques émules ces dernières années chez les jeunes, dans la variété ou le jazz, mais reste majoritairement apprécié des plus de 50 ans. Les artistes eux-mêmes ont du mal à encourager les générations suivantes : André Verchuren, 88 ans, membre de la tournée depuis le début, et Yvette Horner, 87 ans, qui y participe pour la première fois, restent les têtes d’affiche qui attirent les foules. « Chez les accordéonistes, il y a un fossé de trente ans entre les anciens et les jeunes, parce que les anciens n’ont pas voulu laisser la place », explique Régis Richard, qui ajoute qu’il ne « peut pas se permettre d’engager des jeunes sans savoir s’ils vont attirer du monde ».

La relève est là pourtant et, à côté d’autres valeurs sûres comme Louis Corchia ou Louis Ledrich, La Plus Grande Guinguette du monde présente de jeunes accordéonistes d’une trentaine d’années comme Angélique ou Mathieu Chocat. Un orchestre est aussi de la partie et, entre les différents artistes, un chanteur et une chanteuse issus de l’émission de
Pascal Sevran Chanter la vie interprètent des tubes du passé sur lesquels dansent les spectateurs.

Le public de la tournée est composé à 70 % de groupes et à 30 % de spectateurs individuels, et géographiquement localisé surtout dans le Centre, le Nord et (un peu) l’Est. « On ne descend pas au-dessous d’une ligne Limoges - Clermont-Ferrand - Saint-Etienne, fixée arbitrairement. On a eu l’occasion de passer dans des villes du Sud (Montpellier, Nice, Toulouse, Bordeaux), dans lesquelles on n’a pas eu le même engouement », explique le numéro deux de la tournée, André Musette (c’est son vrai nom, ça ne s’invente pas). La tournée 2009-2010 sera cependant la dernière à se produire dans des Zénith. Comme mardi dernier à Auxerre, Régis Richard veut désormais des salles plus petites, du type parcs des expositions, où il pourra installer des tables et des chaises autour de la piste de danse, avec moins de spectateurs dans les gradins. « Il y aura toujours les mêmes moyens techniques, la même qualité, mais dans une formule moins concert et plus conviviale », dit-il. En attendant, la prochaine étape, le 3 novembre, se déroulera au Zénith de Clermont-Ferrand, ville qualifiée par les organisateurs de « fief de l’accordéon ».

France-Soir - 17-10-09

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