7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 20:37

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J'avais juré mes grands dieux que je ne publierais pas ce journal le 4 janvier prochain, comme l'habitude semblait devoir l'imposer, l'habitude et la logique. J'étais décidé à marquer une pause dans le rythme annuel des parutions, afin de ne pas lasser, de me faire attendre. Je trouvais que l'on m'avait trop vu, trop entendu. Je viens de changer d'avis. Il y a une heure, je me promettais de ne pas céder à l'amicale pression de mon éditeur qui m'a écouté lui expliquer mes bonnes raisons de passer mon tour. J'avais des arguments convaincants. Etais-je si convaincu ?

Après tout, si je trouve qu'on m'a trop vu, libre à moi de ne pas me monter aussi complaisamment.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:35

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L'AIR DU TEMPS - CHARLES TRENET : Cliquer ici

Le Fou chantant nous a quitté il y a dix ans, un 19 février. France 5 lui rend hommage avec un portrait réalisé par Jacques Pessis, qui publie également Trenet. Le Philosophe du bonheur (L'Archipel). Le journaliste livre quelques souvenirs sur son ami Charles.

« Allo, Jacques, êtes-vous libre pour le déjeuner ? Pendant près de deux décennies, Charles Trenet m'a téléphoné, le matin, à 11 heures précises, pour me proposer de le rejoindre en compagnie de quelques amis. J'ai ainsi vécu des moments d'exceptions, au cœur du jardin secret extraordinaire d'un poète qui ne dévorait pas que la vie. »

« Je ne mange qu'une fois par jour, c'est le secret de ma forme », s'exclamait-il, en éclatant de rire, après avoir englouti trois plats, accompagnés de vins, d'alcools forts et de cigares. Ces banquets, qui duraient entre cinq et douze heures, étaient ponctués de quatrains improvisés, de bons mots et d'anecdotes savoureuses. 

« Je ne suis passé à côté de personne d'important dans le siècle », confiait-il, avant d'évoquer ses rencontres avec Jean Cocteau, Max Jacob, Sacha Guitry, Salvador Dali, Louis Lumière, Henri Bergson ou Albert Einstein. Il les racontait comme si elles s'étaient déroulées la veille, avec ce qu'il appelait « une mémoire gênante ».

Sa culture du passé ne l'a jamais empêché de penser à demain. Il aimait observer l'avenir d'une chanson française dont il se considérait comme le grand frère plutôt que comme le père. Il a été le premier à prédire une grande carrière à un Patrick Bruel débutant. 

Je me souviens également d'un après-midi à la Closerie des Lilas, où il a remonté le moral de Renaud. « Quand on a rêvé sa vie, il faut vivre son rêve, en digérant les cauchemars qui ne manquent pas de la traverser », lui a-t-il expliqué.

Il m'a transmi cette « philosophie du bonheur ». Devenue son art de -bien- vivre en toutes circonstances, elle a permi au poète aux mille chansons de ne jamais déchanter. Ainsi, quand un proche disparaissait, s'il s'enfermait pour le pleurer, il ne montrait jamais sa tristesse. Il l'évoquait simplement, à travers des moments joyeux passés ensembles. Il faut savoir garder quelques sourires pour se moquer des jours sans joie.

A savoir

Charles Trenet compose La Mer un jour de juillet 1942, dans un train le menant de Sète à Montpellier. La chanson reste dans les oubliettes durant quatre ans avant de connaître un succès mondial, reprise notamment par Frank Sinatra et George Benson. Soixante-dix ans plus tard, plus de 4 000 versions ont été recensées !

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 16:11

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Bonjour,

Voilà 1O ans que Charles Trenet nous quittait, au travers de sa disparition c'est tout un pan de la chanson française qui est parti, c'est plus d'un demi-siècle de chansons et plus de mille poésies. Ce serait réducteur pour moi, de synthetiser son existence au travers de quelques lignes m'obligeant à mettre de côté par étayage des parties de sa vie, aussi je vous conseillerais de lire un fantastique livre de Richard Cannavo - Monsieur Trenet aux éditions Plon ou encore Charles Trenet "Appellez-moi à 11 heures précises !" de Christian Lebon aux éditions Didier Carpentier.

Trenet ce n'est pas un vieux chiffon remis à l'ordre du jour, ce n'est pas ces quelques chansons entonnées par des générations qui à force d'oubli n'en connaissent plus l'auteur, c'est un patrimoine national, c'est le père du music-hall français qui inspira bien des artistes comme Georges Brassens ou Léo Ferré et tant d'autres...

De lui, on dira : 

"Ton Trenet, je te l'accorde, est un poète, mais un poète en acier trempé !" de Bernard à Cocteau.

"Charles trenet, le génie provincial qui donne des leçons de bonheur à Paris." Colette.

"Sans lui, nous serions tous des experts-comptable." Jacques Brel.

"Je n'ai jamais rencontré un pareil jaillissement créateur, sauf chez Giono, à cette différence que Giono commettait des fautes de français et d'orthographe, et que Charles - lui - vous remet des copies qui ont la netteté du diamant rayant le verre." Marcel Pagnol.

"Grand Révolutionnaire de la chanson française... La chanson n'a plus le même visage après lui..." Jean Ferrat.

"Il a fédéré toutes les générations. il a de l'élégance dans l'écriture, tout en restant d'une simplicité limpide." Salvatore Adamo.

"Charles est un homme de son temps et de tous les temps. Pour moi c'est l'ami de prime enfance, car c'est lui qui m'a éveillé à la chanson. c'est grâce à lui que je suis arrivé à devenir l'auteur-compositeur que je suis, parce qu'il est mon maître, il est mon modèle. Charles c'est le métier, le métier tel que je l'imagine et que je l'aime..." Charles Aznavour.

"Il nous a fait croire au paradis sur terre." Jean-Claude Brialy.

"Avant les chansons de Trenet, les collégiens portaient des casquettes à visière de cuir qui avaient des allures de képi... Il a suffi de quelques notes pour que de vieux galures sortis des malles boutent ces coiffures hors des crânes. On vit mêmes des messieurs guindés comme dans les chansons de Trenet basculer de dignes couvre-chefs vers l'arrière de leur calvitie... ce n'est que le printemps suivant qu'on s'aperçut que sur nos lèvres poussaient des marguerites." Jean Carmet.

"...Je suis heureux et un peu fier de vous donner le départ avec "Y'a d'la joie !" en 1936...37 ? Je vous ai depuis regardé de loin suivre votre route enchantée. Vous avez beaucoup créé, souvent réussi, admirablement tenu. Je vous souhaite que cela continue encore longtemps. Vous méritez grandement de la chanson française. C'est avec beaucoup d'estime que je vous donne un coup de chapeau de paille pour votre belle carrière." Maurice Chevalier.

"Le "fou chantant" n'avait de fou que la folle sagesse des poètes ! Il a fait descendre la chanson dans la rue. Ceux qui lui reprochent d'être un feu de paille, une poudre aux yeux, se trompent. Il ne savent pas de quel charme ils sont victimes. S'il est exact que M. Trenet lance de la poudre aux yeux, la boîte où il la puise, il est le seul qui la possède, et s'il allume un feu de paille il connaît le moyen magique d'empêcher le feu de s'éteindre. Il éternise le feu de joie." Jean Cocteau.

Ce à quoi Charles Trenet rétorquait :

"Pas du tout... J'ai pris la poésie dans la rue... Je suis allé chercher la poésie dans la rue, contrairement à ce que m'a dit Jean Cocteau, je l'y ai pas fait descendre !... La poésie est populaire."

"C'est un fou, qui fait rentrer les autres dans sa folie, ce qui l'accrédite. Chez Charles Trenet... le mot dans son harmonique en appelle un autre... et cela fait de la poésie. Il y a quelque chose de pathétique dans ses chansons... Il donne l'impression de demander qu'on l'écoute..." Raymond Devos.

"Il est le La Fontaine du XXème siècle." Jean-Jacques Debout.

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"1936, 37... J'étais étudiant à Paris. J'écoute un disque, boulevard Saint-Michel, chez un marchand de "musique". Et voilà. C'était Trenet qui arrivait, vainqueur et ouvrier de l'intelligence." Léo Ferré.

"Quelle fraîcheur d'âme est Charles Trenet... Charles Trenet souvent renverse en l'air ces choeurs des oiseaux brillant dessous l'envers des feuilles, des rosées où joue le jour, ces choeurs d'oiseaux tout inondés d'amour. Charles Trenet -ah !- c'est la France en marche, gaiement luronne ou sylphide hautaine, rythmant la Marseillaise ou les "ton-taine", sur l'arc-en-ciel des fleuves... La mer, la mer le voici devant elle. Son regard bleu la chante et sa voix belle qui fait baller, ronder, et ribamballer des muses sur la grève !..." Paul Fort.

"...ce grand et joyeux garçon, qui surgit comme un épi de blé neuf sur la scène de l'A.B.C., un jour d'avil 1938, a ouvert la porte secrète d'un univers où le soleil a rendez-vous avec la lune dans des champs de pâquerettes." Françoise Giroux.

"Plus il en sort de sa besace, plus mon bagage est gros et plus mes valises me semblent légères. Charles Trenet, c'est porteur." Richard Gotainer.

"Il est maintenant au "Jardin Extraordinaire" de Dieu... Il est entré dans la légende... Elle commence aujourd'hui..." Françis Huster.

"Ainsi j'ai toujours fredonné dans ma tête un refrain de ses chansons, lors des moments tristes pour me donner du courage et lors des moments gais parce qu'il me donnait le meilleur écho de cet instant où le coeur bat enfin un peu plus vite." Frédéric Mitterrand.

"Il va au-delà du talent..." Georges Moustaki.

"Son oeil bleu d'occitan dans le noir descendant allume un géranium." Claude Nougaro.

"C'est une perte non seulement pour la France, mais pour le monde entier... Il était le père de tous les chanteurs..." Henri Salvador.

"Chez les Jardin, les tourne-disques furent et sont toujours des appareils à faire chanter Trenet. Des journaux m'ont appris qu'il est né un an avant que l'on cronstruise les tranchées de 1914 mais il ne faut pas croire ce que raconte la presse, Trenet renaît dès qu'un être frissonne au son de sa voix. Il ne passe pas car la fraîcheur ne peut vieillir pas plus que l'on ne peut brûler. N'a t-il pas répondu un jour à un journaliste qui lui demandait jusqu'à quel âge on peut tomber amoureux : "je ne sais pas, je n'ai que soixante-dix ans." Non il ne l'a pas dit. Mais il aurait pu le dire tant il est vrai que Trenet est un poète de la vie, du printemps et de l'automne." Alexandre Jardin.

"Une voix, qu'y-a-t-il à l'intérieur d'une voix ? Des mots qui transportent. En vrac : de l'émotion, de l'air du temps, de la folie - surtout lorsqu'il s'agit de Trenet - une folie décapante, douce, signe d'un regard sans faille ( c'est-à-dire bienveillant et sans concession) sur le temps qui passe et ceux qui le traversent." Yves Simon.

"Créature d'une grande fécondité qui refuse de s'imiter lui-même..." Philippe Soupault.

"Il a fait prendre la clé des champs... il est écologiste cinquante ans avant l'heure." Pascal Sevran.

Par ailleurs, vous pouvez retrouver la NUIT CHARLES TRENET, en appuyant sur lien, que lui a consacré RFI en présence de Charles Aznavour.

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 12:40

Bonjour,

Pascal Sevran, est mon compagnon de vie.
J'ai l'ensemble de son journal mais il me manque le chapitre 4. Ce titre ne se trouve plus en librairie, ni chez Hachette, ni en poche... Où puis-je le trouver ? et l'acheter ?Merci de votre réponse.

Recevez mes sentiments les meilleurs. Nicole

15 février 2011 2 15 /02 /février /2011 21:33

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Photos de Germain Pire

2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 14:14

Chers amis de Pascal Sevran,

J'espère que vous allez tous très bien.
Bonne année à tous, surtout une bonne santé, plein de petits bonheurs et le meilleur de la vie pour chacun de vous.Une pensée affectueuse pour notre cher Pascal et ses proches qu'il aimait tant.
Pardonnez-moi, nous sommes le 2 février 2011 et je suis très en retard pour ces voeux à cause de l'ordinateur qui nous joue de des tours depuis le mois de décembre. Impossible d'envoyer mes messages, par contre, je peux en recevoir.Cela fait déjà la troisième fois Noël et Jour de l'an, sans Pascal. Quelle tristesse !
Oui, mon coeur est triste sans lui! malgré ses CD et ses DVD et le silence de notre chère idole bien difficile à supporter. Ses livres nous permettent de retouver ses pensées et, comme il le disait lui-même, la vie continue! Le chagrin de cette perte cruelle, lui reste là bien présent dans notre vie et ce terrible sentiment d'injustice! Oui, son talent et sa gentillesse légendaire continuent de nous manquer, jour après jour. Gardons précieusement Pascal dans nos coeurs et dans notre esprit. Comme il le disait souvent, je vous embrasse, embrassez-vous
Je vous remercie, cher Ronan et je vous embrasse ainsi que tous les amis de Pascal Sevran.

A bientôt. Joëlle

30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 16:59

Chères amies, chers amis de Pascal Sevran,

Je vous lis discrètement depuis quelques temps déjà. Évidemment, je nourrissais le projet de me joindre à vous en déposant, moi aussi, un texte pour témoigner de mon attachement à notre ami commun.

Une forme de timidité m‘en aura toujours empêché.

Et puis que dire de plus que vous n‘ayez écrit ? Certains d’entre vous parlent de manière si touchante de Pascal que j’avais peur d’être redondant. Je tiens à saluer tout particulièrement Annie et Marianne pour leurs nombreux témoignages ; elles sont les gardiennes vigilantes de sa mémoire. Je me dois de remercier, bien sûr, Ronan grâce à qui nous avons un endroit pour nous retrouver. Ce site est une référence pour tous ceux qui, comme moi, sont restés les bras ballants devant une tombe, un journal posthume entre les mains.

Toutefois, j‘ai décidé de sortir de ma réserve car je suis contrarié pour ne pas dire plus.
Chaque article de presse écrite, chaque émission télévisée consacrés à Pascal se doit de « rappeler » (on se demande pourquoi?) cette sombre histoire de pseudo racisme.
Autant vous le dire (à vous tous qui me comprenez si bien), je n’en peux plus de lire ou d’entendre ces énormités. Maintenant, ça suffit ! Mais bon dieu, que ses détracteurs apprennent à lire ! Il y a des dizaines de pages consacrées à la détresse des enfants africains dans son journal. Veulent-ils ou savent-ils seulement lire ? Les soi-disant journalistes et autres pisse-copies ne devraient pas se sentir obligés de parler de ce non événement ; il y a d’ailleurs eu un non-lieu total dans cette « affaire » et une tribune magnifique signée par de grands intellectuels pour assurer que Pascal était tout sauf raciste. Alors assez.
Oui, assez !

Pascal était un animateur de télévision, un parolier, un chanteur et un très grand écrivain ; un fin analyste politique aussi. Point final. « Seul » cela compte. Le reste n’a jamais existé, par définition.

Voilà, je me devais de consacrer un texte à ce sujet, je m‘en serais voulu. J’ai pourtant longuement hésité ne voulant finalement pas relayer sur ce site l’infamie dont Pascal fut victime à la fin de sa vie mais je voulais surtout que l’on sache que ses amis n’acceptaient pas qu’on le traîne ainsi dans la boue sans réagir.

Bien sûr, d’autres souvenirs bien plus agréables me viennent en tête pour vous parler de Pascal.
Ce sera, peut-être, pour une autre fois. Je voulais, aujourd‘hui, lui rendre justice. Une façon de montrer que je l’aimais aussi, bien sûr.

Nous sommes tous très attachés à la mémoire de Pascal. Continuons car il me, nous, manque tant.
Ma bibliothèque s‘ennuie sans lui.

Moi aussi….

Jérôme

27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:50

On s'ennuyait le dimanche

Je me dis cela chaque matin, après quoi j'écris des livres, je chante, je cours à la télévision et chacun se réjouit de ma bonne mine. On se demande où je puise mon énergie. je n'en sais rien. Stéphane me manque comme jamais. Epuisé moralement et physiquement par ma course folle de l'hiver, sur les scènes et devant les caméras, lui seul pourrait m'aider à surmonter la mélancolie, le chagrin. Mais je n'aurais pas de chagrin s'il était là, c'est lui qui m'aurait dit : "tu n'as jamais été aussi beau."

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 20:54

Moi aussi, je veux joindre mes mots à vous tous et toutes et vous souhaiter une belle année 2011. Elle se montre sous son meilleur jour avec une future émission que crois en hommage à notre cher Pascal et à tous ceux qui l'aiment et le respectent. Avec celui qui, fidèle, s'est battu pour que cette émission existe: Didier Ouvrard en collaboration avec Karine Garnaud. Septembre verra l'arivée de la nouvelle chaine tv qui diffusera cette émission: Armony Tv. Je pense que là-haut Pascal se réjouit lui aussi! Je vous embrasse. Florence

17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:34

A mon tour de souhaiter à tous les amis, amies, de ce blog, une belle année 2011.
Merci à Ronan pour ce blog, merci à toutes et à tous qui "l'alimentez". Je vois avec plaisir qu'il y a régulièrement des "petits nouveaux". Je vous embrasse, embrassez-vous.

Présentation

  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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