1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 15:08

 4 Lentement, place de l'église

Il y a beaucoup de gens sur la terre qui pensent que malgré tout la vie vaut la peine d'être vécue, Stéphane était de ceux-là. Je le pense aussi, c'est pour la même raison que, contrairement à lui, la mort me préoccupe. j'écris contre elle sans illusion, mais j'écris. D'autres prient. Parades dérisoires à notre angoisse. Plus on réfléchit à la mort, penché sur une feuille de papier, à genoux dans une église, moins elle nous inquiète, dans ces moments-là nous la tenons à distance, elle devient inimaginable. Elle l'est.

Lentement, place de l'église de Pascal Sevran.

1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 15:05

Morterolles le 14 juillet 1999 (La vie sans Lui)

"Hier au soir , en promenade avec Prudy dans le parc si tranquille ,derrière l' église (que j'ai baptisé Marcel-Jouhandeau) nous ous sommes extasiés devant l'ampleur nouvelle que les sapins ont prise cette saison.
-Quelle merveille, me dit Prudy, imagine -les dans dix ans...
-Et nous, dans quel état serons - nous ?Si nous sommes encore là pour les voir, lui répliquais-je aussitôt,quitte à gâcher son bonheur d'un instant."

Dix ans après , où es-tu, Pascal? De là haut , les vois -tu tes beaux sapins? Te manquent-ils autant que Tu nous manques ici bas? Personne pour le dire. Il fut facile de t'aimer , mais difficile d'apprivoiser ton absence, et impossible de t'oublier.

Amitiés. Nathalie

24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:20

1 La vie sans lui

Croisière ! Ce mot-là fait rêver, le luxe et la fête chacun en veut sa part, Stéphane lui-même, qui avait pourtant des joies simples, aimait s'attarder sur le pont au soleil couchant. C'est au printemps 88, lors de notre première croisière sur l'Atlantique à bord du Mermoz qu'il m'a dit pour la seule et unique fois : "Je ne veux pas mourir." Ce souvenir me hante depuis et me glace ce matin.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 16:25

Pascal Sevran me manque terriblement, je ne cesse de le dire...la chance aux chansons me manque...chanter la vie me manque...ses émissions avaient de la CLASSE...heureusement que j'ai en cassette quelques émissions d'une émission qu'il a faite et que j'ai adoré c'était SURPRISE PARTIE, j'oublierai jamais celle de 1998 à l'occasion de la fête de la musique...je la regarde chaque année... Si j'avais un rêve à formuler : si un jour on pouvait rediffuser sur une chaine LA CHANCE AUX CHANSONS... Je crains que ça n'arrivera jamais... Merci Pascal pour avoir aussi bien défendu la chanson française... Je penserai à toi pour toujours... Patrick de Roubaix

11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 08:25

Pas un jour sans une pensée pour toi
A écouter une chanson de toi
Souriant sur une photo avec des ânes
Calinant sur une autre ton amour Stéphane
A manquer de ton sourire de tes yeux bleu
Les dimanches sont ennuyeux.

Seul tu es parti ,nous laissant sur
le bord de la route
Et dans notre vie semant la déroute
Vivre la vie comme elle va ,
même si elle ne chante pas
Relire tes livres, revoir tes émissions
avec un vitel fraise
Apprivoiser ton absence , entretenir ta
passion pour la chanson française
Nous t'aimons beaucoup et tu nous manques.

A bientôt cher Pascal.
Amitiés à tous. Nathalie

7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 20:07

La tournée continue de carburer au super. Deux shows de quatre heures dans une salle bondée, marqués par des ovations tonitruantes pour Isabelle Aubret et Hervé Vilard.

Isabelle-Aubret-copie-1.jpg

Aubret. Le nom claque, caresse, et tout semble dit. Derrière elle, un sillage de liberté farouche. Elle s'avance vers la scène. On la sent à la fois fébrile et déterminée. Elle vit. Elle chante en lettres majuscules. Pure et frissonnante. Sa voix d'une beauté stupéfiante et sa puissance d'évocation nous mettent le coeur en émoi. Elle reprend Ferrat (Ma France, La montagne) Brel (La quête). Entre l'instinct et le viscéral, gestuelle ample, bras en offrande. La force de l'amour vrai, c'est d'exister à l'intérieur. Elle a ça en elle, Isabelle Aubret. Il faut la voir soulever le public. Un véritable instant de partage. C'est beau, émouvant, et surtout amplement mérité.

ge tendre et t te de bois - 40(2)

Celui qui met aussi tout le monde d'accord, c'est Hervé Vilard. Remis de son infarctus, il se présente à nous vaillant, l'âme magique et la voix impériale.Il y a chez lui la force de l'évidence, un professionnalisme hors pair, une sensualité brûlante. Toutes choses que l'on retrouve ici, intactes en dépit des années et même aiguisées comme jamais. En quatre chansons (Capri c'est fini, Fais-la rire, Nous , Rêveries), il s'empare de toute la gamme des sentiments tourbillonnants pour remporter brillamment la mise. En coulisses, on croise le courageux Frank Alamo cloué sur un fauteuil roulant à cause d'une maladie neurodégénérative, Julie Pietri venue prendre la température avant de rejoindre la troupe l'an prochain, Dick Rivers en pleine négociation avec Michel Algay (le producteur d'Âge tendre et têtes de bois, ndlr) pour la tournée de ses cinquante ans de carrière, ou un membre de La Compagnie Créole scotché par la finale femmes de Roland-Garros. Cette tournée, qui ne connaît pas la crise, avance au mépris du jeunisme ambiant. La nostalgie est peut-être partout, mais celle-ci se révèle séduisante et hautement réconfortante. Parce que ces artistes ont encore du souffle et des chansons faisant plus qu'illusion.

Herve-Vilard-2.jpg

Entre une Georgette Lemaire déchirante sur Vous étiez belle madame - chanson écrite par Pascal Sevran - la noblesse du chant de Charles Dumont qui fait ressurgir le fantôme de Piaf, la technique vocale irréprochable de Michelle Torr, la parenthèse festive de La Bande à Basile, l'énergie insufflée par Sheila, chacun peut retrouver des bribes de sa jeunesse. Ne pas oublier, non plus, les trop rares Gérard Palaprat (Pour la fin du monde) et Alain Turban ( Santa Monica) parfaits en ouverture de spectacle. Quant à la séance de dédicaces, elle a viré à l'hystérie collective bon enfant. Autre moment marquant d'un concept qui n'en finit pas de fonctionner à pleins tubes.

Par Patrice Demailly - Nord Eclair - 06-06-10

6 juin 2010 7 06 /06 /juin /2010 15:22

Bonjour à tous,

Suite à certains messages d'internautes, je reviens vers vous afin de mettre au point les règles qui conduisent à la publication ou non d'un commentaire ou d'un article sur le blog des Amis de Pascal Sevran. Ainsi les commentaires mensongers, diffamants ou insultants à l'égard de Pascal ne seront pas publiés.  De plus les commentaires ou messages intimes qui relèvent de la vie personnelle des internautes, ne peuvent pas non plus être publiés. Certains commentaires et articles sont trop personnels et je me refuse le droit de mettre en ligne des propos qui peuvent être écrits dans des moments douloureux ou sous le coup d'une émotion.

Le Blog des Amis de Pascal Sevran n'a pas pour vocation de faire l'étalage de la souffrance de chacun. Il ne s'agit pas d'interdire toute intervention mais il faut savoir faire preuve de retenue et de pudeur dans ce que l'on écrit. Le blog existe pour faire perpétuer la mémoire de Pascal au travers de ses ouvrages et de ce qu'il représentait...

Ce blog a la richesse de regrouper des personnes qui l'ont côtoyé, qui l'ont lu, qui ont correspondu avec lui, qui l'ont rencontré ou encore qui ont travaillé à ses côtés, en cela il lui rend hommage.

Respectueusement à tous. L'administrateur

4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:26

Elle était son amie fidèle, son meilleur porte-chansons. Isabelle Aubret, interprète d'exception, fera revivre Jean Ferrat demain à Lille dans le cadre de la tournée « Âge tendre et têtes de bois ». Rencontre avec une femme bouleversante.

On imagine que vous n'avez pas hésité à signer pour une seconde année d'« Âge tendre et têtes de bois » ?

>> Cette tournée est pour moi, humainement parlant, une belle aventure. On est entre 100 à 150 personnes sur les routes et nous sommes devenus proches les uns des autres.

Des rencontres inattendues ?
>> Au départ, je ne connaissais pas personnellement les artistes. Mais on fait le même le métier, on a la même peur avant d'entrer sur scène, la même innocence. On redevient tous des enfants. Et puis Michel Algay (le producteur, ndlr) a fait les choses de manière formidable. Il nous a donné un régisseur de talent, des musiciens hors pair. Je n'ai jamais eu ça de ma vie à part peut-être quand je suis passée à l'Olympia avec Brel. Il y a des écrans qui permettent de créer des climats et de nous voir en gros plan. À partir du moment où le temps me laisse en bonne santé et avec la même passion de chanter, je suis contente que les gens me voient comme je suis, avec les sillons et les déchirures de la vie. Je trouve ça d'autant plus émouvant.

Avez-vous conscience de l'amour que vous renvoie le public ?
>> À la dédicace, il y a souvent des jeunes qui me disent : « Ne changez rien, vous êtes tellement belle » (Les yeux embués). Cela m'éblouit à chaque fois. C'est miraculeux. Il y a des spectateurs qui sont venus l'année dernière pour Stone et Charden ou Sheila et qui m'ont découverte. C'est un peu comme une renaissance. Aragon disait : « Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force, ni sa faiblesse, ni son coeur ». Rien n'est jamais perdu non plus, ai-je envie d'ajouter.

Rendez-vous hommage ici à Jean Ferrat ?
>> Évidemment. J'ai aussi conservé La quête de Brel. De toute façon, Jacques et Tonton sont dans mon coeur. Le fait de les chanter, ça permet de les avoir encore sur scène. C'est ça que j'aime dans la chanson : elle reste vivante grâce aux interprètes.

Vous vous êtes produite à Tours le jour de son décès. C'est ce qu'il aurait voulu ?
>> Bien sûr. Vous savez, le jour où maman est morte, j'étais sur un bateau et il fallait que je chante. Je trouvais que c'était plus joli que j'annonce aux spectateurs sa disparition plutôt qu'ils rentrent chez eux et qu'ils apprennent ça brutalement par la radio ou la télé. Depuis 1973, les gens me demandaient : « Comment va Jean Ferrat ? ». Depuis trois ans, c'était de plus en plus difficile de leur dire qu'il allait bien. Comme je ne voulais pas leur mentir, je leur disais : « Il est fragile mais il va bien » (En pleurs).

Il fallait donc partager ce chagrin avec le public...
>> Quand sa femme Colette m'a annoncé sa mort une heure avant d'entrer en scène, j'ai pleuré un bon coup, j'ai pris sur moi, je me suis fait belle, j'ai mis des bigoudis comme d'habitude. Je pense que les gens étaient aussi bouleversés que moi. Ce qui était magique, c'était la présence de tous les artistes derrière la scène comme si j'allais tomber. Sheila m'a prise dans ses bras, j'étais terrorisée à l'idée de devoir le faire. L'animateur m'a dit : « Sheila était là, elle chantait en même temps que toi, mot après mot ».

Avez-vous mis du temps à gagner son amitié ?
>> L'homme était timide, assez réservé. Moi, je suis un peu un chien fou (rires). Ma mère me disait souvent : « Tourne ta langue dans ta bouche ». Il a fallu apprivoiser Tonton et je crois qu'il m'a aimée pour celle que j'étais.

C'était un humaniste, un grand sensible. Comme vous ?
>> Il se battait pour une meilleure justice sociale. Il aimait les gens et il était très fier que je lui raconte que ceux-ci me posaient des questions sur lui. Il s'est rendu à tous mes spectacles et il est même venu deux fois me voir dans Les monologues du vagin.

Aragon, Brel, Ferrat comme parrains. Difficile de faire mieux ?
>> Cela vous donne aussi des complexes pour écrire (rires). On m'a souvent demandé pourquoi je ne prenais pas la plume. Avec Jacques et Tonton, cela a toujours été des relations de tendresse, de vérité, de pureté. C'est pour ça que je me suis insurgée contre le sous-entendu malsain écrit la semaine dernière par Stéphane Bern. Il a osé dire que j'avais eu une histoire avec Jean Ferrat. Je suis devenue folle de rage. C'est un homme sale. Je ne vais pas en rester là.

Vous dites : « Je vais directement dans le vif des mots ». D'où cette interprétation viscérale des chansons ?
>> Je pense que je suis née pour ça. Les mots sont si forts que ça console. Petite, on était huit dans la même chambre et je racontais des histoires qui concernaient mes soeurs. Elles en étaient les héroïnes.

Peut-on dire que vous êtes forte et fragile ?
>> Absolument. Les deux à la fois. En ce moment, je suis comme du papier déchiré. Mon coeur n'arrive pas à redescendre à un rythme normal, mais je sais que ça va passer. Je vis ça vaillamment. Quand on perd des gens qu'on aime, on ne se reconstruit pas comme ça en un clin d'oeil. Dès que je chante C'est beau la vie, je renais. J'arrive à faire sentir aux gens que la vie est là, qu'il faut s'accrocher et donner encore du bonheur (Émue).

Avez-vous souffert du mutisme des médias à partir des années 80 ?
>> On m'a mis beaucoup de bâtons dans les roues, c'est vrai. Je me suis sentie par moments abandonnée. En 2006, j'ai été invitée par Ruquier parce qu'il avait beaucoup aimé l'album et Pascal Sevran. Et c'est tout...

À quand une grande scène pour vous ?
>> Le Palais des Sports en mai 2011. Il y aura un orchestre et des cordes. Je ne voulais aucune autre salle parce que Tonton s'est arrêté là. Je sais qu'il sera avec moi. D'avance, cela me provoque une émotion magnifique (En pleurs).

Pour reprendre une chanson de Jean Ferrat, vous ne chantez pas pour passer le temps...
>> Chanter, c'est un acte d'amour, de tendresse, une vraie passion. Le compliment qui me touche le plus, c'est quand les gens me disent : « Votre voix n'a pas changé ».
Je ne connais pas d'artistes qui ont chanté aussi souvent et aussi seule que moi. Tous les jours, même dans les moments où il n'y avait pas de travail, je rentre dans mon studio et je chante le temps qu'il faut pour que ma voix reste. Je pense que je mérite aussi de la tendresse.
Par Patrice Demailly - Nord Eclair - 04-06-10
3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 11:43

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 22:00

2 Des lendemains de fêtes

On pourrait me croire moins meurtri. Un homme qui s'enthousiasme à l'idée de brûler ses photos, de vendre ses maisons et qui achète et reconstruit dans le même élan n'est peut-être pas un homme perdu. Je me dis cela en dirigeant l'armée des peintres, menuisiers, électriciens, tapissiers, qui s'affaire dans la maison, les jardiniers, les pépiniéristes qui taillent les haies et plantent des pensées pour l'hiver. Ces grandes manoeuvres ici, demain dans l'île Saint-Louis, c'est la parade qu'il me fallait, maintenant. L'énergie ne m'a jamais manqué, elle m'a aidé à tenir debout. Je me sens d'attaque pour épuiser tous ces gaillards de trente ans s'ils veulent rester travailler là nuit et jour, samedi, dimanche et fêtes. Il y aura du travail et des fêtes autour de moi jusqu'à mon dernier souffle. Il me faut des artistes, des artisans et des maçons qui chantent. Je suis décidé à ne rien me refuser, à me laisser emporter par mes désirs, la passion reste le mot d'ordre de ma vie. Les vrais pessimistes ne désespèrent jamais ou alors ils sont morts.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

Présentation

  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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