29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 20:34

9 Les petits bals perdus


L'étonnement enfantin de Laurent Ruquier étonne de la part d'un garçon qui n'est pas né hier matin. Il en va toujours ainsi : "les gens du métier" ne pensent qu'à leur pomme. Ils laissèrent crever de solitude Guy Lux, Yves Mourousi, Denise Glaser, la liste est interminable. Qui pense encore à ma chère Jacqueline Joubert, à part ses enfants ? A Jacqueline Huet ? Il en ira de même pour toi, mon cher Laurent, et pour moi, naturellement. De tes rires et de mes chansons, il ne restera bientôt plus rien, n'ai aucun doute là-dessus.

Les petits blas perdus - Journal posthume de Pascal Sevran

24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 18:46

Je trouve que les photos choisies pour la nouvelle page de garde de ce blog, auraient bien plues à Pascal ... Bravo au concepteur de ce site, à Ronan bien sûr, c'est là un bien bel hommage rendu à Pascal qui est toujours parmi nous, puisque nous pensons à lui .. Pour ma part, je prends parfois un de ses livres, je lis quelques phrases au hasard, Pascal a toujours quelque chose à nous dire, il suffit de l'écouter ...

24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 17:43

Bonjour à tous,
En ce dimanche pluvieux, je me prend à rêver... Et si Pascal chantait à la télé, ce serait moins maussade.
Hélas il n'y a que du patinage accompagné d'une chanson de Brel, bon c'est bien, mais ce n'est pas toi Pascal...
Tu manques de plus en plus, les anges ont bien de la chance de t'avoir pour eux. Nous ici-bàs, ils nous restent les souvenirs; c'est déja bien, Pascal si tu entends mais c'est une illusion je ne crois pas qu'il y est quelques vies que ce soient après la mort toi aussi tu le disait dans toutes tes biographies, et la réalité est là quand on est parti là haut ,il ne reste que le souvenir, heureusement mon Pascal tu as laissé toute ta vie de vivant pour que l'on se souvienne, toi qui ne comprenait rien et qui ne voulais surtout pas te conformer au modernisme pourtant grâce à ce truc je t'ecris .
A plus tard, amitiés, et j'en profite pour saluer tous tes amis qui comme moi ne toublient pas.

23 janvier 2010 6 23 /01 /janvier /2010 08:52
DIDIER OUVRARD, MAÎTRE DE CÉRÉMONIE AU BAL DE CARAT

L'espace Carat accueille aujourd'hui un spectacle de valse et d'opérette. Avec un guide qui égrène les anecdotes et veut faire rêver son public.


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Depuis vingt ans, le spectacle «De la valse à l'opérette» tourne dans toute la France en décembre et janvier, avant et après les fêtes. Il est à Carat aujourd'hui, avec pour maître de cérémonie Didier Ouvrard.

Quel est le répertoire du spectacle?
Didier Ouvrard. On y voit presque exclusivement du Strauss, père et fils. Nous avons 45 musiciens et 30 danseurs, tous hongrois, et tous de premier ordre. On a rajouté les voix de deux solistes, et on essaie de franchir le Rubicon de l'opérette à l'opéra, on flirte avec Verdi... Les Strauss sont les inventeurs de la valse avant tout, qu'on a déclinée de toutes les façons, y compris à la sauce mayonnaise-frites des guinguettes en France ! On va de la fête bavaroise en culotte de peau au palais de Schönbrunn. Il y a, bien sûr, le Beau Danube Bleu, la Valse de l'Empereur, Adèle, La Chauve-souris, on termine sur la Marche de Radetzky, et les gens frappent dans leurs mains. Il y a de jolies robes, c'est comme à la télé, comme Sissi impératrice. C'est la période de la grande élégance européenne, de l'insouciance. J'essaie d'amener le public dans ce rêve.

Comment tenez-vous votre rôle de maître de cérémonie?
Mon rôle, c'est de faire le lien, d'accueillir les gens, d'avoir l'humour adéquat, de raconter de petites anecdotes. Pourquoi Strauss a-t-il vu le Danube en bleu? Parce que lui-même était un peu gris, à la suite d'une nuit d'ivresse ! J'installe une complicité entre l'orchestre et le public. J'ai présenté ce spectacle plus de 150 fois, mais il n'y a pas de lassitude, ce n'est jamais la même chose, c'est à chaque fois nouveau. Je repère tout de suite le spectateur complice, drôle, avec lequel je vais pouvoir dialoguer. Il faut que les gens aient envie de voir ce spectacle, et qu'en sortant, ils aient appris quelque chose.

Pourtant, votre registre, c'est plus la chanson française que l'opérette...
Je parle d'un répertoire que je connaissais peu au départ, j'étais plus proche de la variété française. J'ai animé des émissions de radio, de télé, j'ai présenté des spectacles. Il y a longtemps, on m'a demandé de présenter une émission sur l'accordéon, et je n'aimais pas ça. je m'y suis intéressé, et je me suis mis à aimer. C'est aussi comme ça que je suis devenu le programmateur de Pascal Sevran pendant quinze ans, jusqu'à la fin. Il y a trois ans, il y a eu un producteur assez fou pour me proposer de faire ce spectacle, et j'ai été assez cinglé pour relever le défi. Et je m'y suis bien plu.

Charente libre - le 21.01.2010

21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 00:20
9 Les petits bals perdus


"Le goût de l'ordre est lui aussi significatif : il est en soi une protection contre la vie qui est chaos."
Dans ma petite enfance, j'avais pressenti cela. Je rangeais, je rangeais tout ce qui traînait, je passais derrière ma mère pour redresser un napperon, une pendule, un abat-jour.

Les petits bals perdus - Journal posthume de Pascal Sevran.

16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 09:06

Je regrette fortement que personne ne rende un hommage à Pascal Sevran, lui qui a tant oeuvré pour la chanson francaise et qui était bienveillant avec tant d'artistes oubliés. Peut importe il est dans mon coeur, j'ai lu tous ses livres et possède ses disques. Pas besoin des médias pour me souvenir tendrement de P.SEVRAN et dire que je l'aime tant, il fait partie de mon périmètre affectif et j'aime le retrouver à travers son oeuvre. Merci

10 janvier 2010 7 10 /01 /janvier /2010 22:21
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Anny Gould : Roubaix toujours au coeur

Vous êtes une pure Roubaisienne.
Je suis née à Paris, mais mon père a eu le mal du pays et nous sommes rentrés à Roubaix. Je suis allée à l'école au Pont Rouge, puis au collège de jeunes filles qui était situé à côté du Parc Barbieux.

Et une pure musicienne
Mon père était artiste de music-hall et il ne voulait pas que je chante. Nous avions un café, à la frontière de Hem, où il y avait des concerts le samedi soir. Les clients venaient avec leur violon, leur accordéon, il y avait des soirées vraiment magnifiques. Et des ducasses à Pierrot ! Mon père cherchait à m'éloigner de la chanson, mais en même temps je baignais dans ce milieu. Avec le café, ma cousine qui était prof au conservatoire de Roubaix. Mon père voulait que je sois institutrice.

 

Quand avez-vous quitté Roubaix ?

J'avais une vingtaine d'années. Je suis partie retrouver un garçon qui me faisait la cour à Metz. Mon père a été furieux. Il m'a dit : restez où vous êtes, vous n'êtes plus ma fille. Il ne pensait pas que je lui obéirais ! Je suis pourtant restée là-bas, habitant avec ceux qui allaient devenir mes beaux parents, alors que mon fiancé était sur la ligne Maginot. Puis nous nous sommes mariés, avec la permission de maman.

 

Votre exil à Metz faillit vous être fatal.

Un dimanche matin, un officier allemand frappe à la porte de l'appartement que j'occupais avec mes beaux parents. Il nous dit que nous avons le droit d'emporter 2000 F, 20 kg de bagages et qu'un car nous attend en bas. Nous avons été expulsés, conduits dans un car blindé dans un camp de concentration à Lyon. On nous a mis en file. Les Allemands nous mettaient une règle sous le nez pour savoir si nous étions israélites ou pas. Et ma belle-mère et moi, selon leurs critères, étions juifs. L'angoisse est montée. Heureusement, j'ai réussi à demander à un jeune français d'appeler ma tante à Paris qui, elle était très catholique.

 

Et elle est parvenue à vous sauver la mise.

Elle a réussi à faire jouer ses relations dans le monde de l'Eglise. Alors que je n'étais même pas baptisée, elle m'a envoyé un certificat de baptême. Apportant la preuve que j'étais une bonne catholique, ils nous ont laissé repartir. Nous nous sommes ensuite installés près de Chateauroux.

 
Et là, vous risquez à nouveau votre vie.

J'ai trouvé une place de secrétaire dans l'armée. Et je suis entrée dans la résistance, ne sachant évidemment pas les risques que je prenais et étant patriote comme on peut l'être à 20 ans. J'avais une fausse carte d'identité au nom d'Annie Tissot. Je portais des messages que je cachais dans ma bicyclette.

 

Comment en êtes-vous arrivée à la chanson ?

Quand mon mari est revenu de captivité, on est parti vivre à Dijon. Il est devenu voyageur de commerce et nous avons eu un fils, Jean-Michel. Nous étions dans un square quand j'entends deux officiers américains - vous l'avez compris, entre temps les Américains étaient entrés dans la ville – qui discutent : ils avaient besoin d'argent et avaient une bague à vendre. Trop contente d'aider des officiers américains, je les conduis chez une amie bijoutière avec laquelle ils font affaire. Pour me remercier de les avoir aidés, ils me proposent de venir à l'inauguration d'un music-hall, le Green Dragon.

 

Quelle est votre réaction ?

J'étais folle de joie. C'était tout ce que j'aimais et avec la guerre, il n'y avait plus aucune distraction. C'était vraiment l'événement à ne pas louper. J'y suis donc allée avec une amie. C'était somptueux. Il avait un orchestre magnifique, du champagne. Un peu enivrée, je glisse à mon amie que la chanteuse ne connait pas bien l'anglais. Tu ferais mieux ?, me demande-t-elle. Je lui réponds que oui. Elle me dit : chiche

 

Et ?

J'ai descendu les quelques marches qui nous séparaient de la scène et j'y suis allée comme si j'avais toujours fait ça. J'en enchaîné les classiques du jazz que j'adorais, comme Night and day C'est ainsi qu'a démarré Anny Gould !

 

Car les Américains en ont redemandé !

Oui. J'y suis retournée le lendemain. Puis tous les soirs. Jusqu'à ce que mon mari rentre un soir de sa tournée. Il me demande d'où je viens. Je commence par refuser de lui répondre puis je cède. Il est tombé des nues, il ne savait même pas que je chantais. J'ai demandé l'autorisation aux officiers de faire venir mon mari un soir, puisque le cabaret était interdit aux civils. Là, il a été ébloui. Et il m'a dit : on va aller à Paris.

 

Et tout de suite votre carrière a commencé.

Oui. J'ai passé une audition aux éditions Métropolitaines et on m'a signé un contrat de 3 ans. Et j'ai eu la chance d'enregistrer très vite.

 

Quel était votre répertoire ?

On me donnait beaucoup d'adaptations de succès américains à chanter. Danse ballerine a beaucoup marché. Et puis Copacabana. Et j'ai été une des premières à chanter Aznavour.

 

Mais c'est le concours de la chanson à Deauville qui vous a propulsée.

Oui, à l'époque, c'était l'équivalent du Concours de l'Eurovision. Il y avait là toutes mes idoles, dont Cole Porter. Quand je l'ai remporté en 1948, tout de suite j'ai été propulsée.

 

C'est là aussi que vous avez rencontré un certain Wolf .

C'est vrai qu'il a pris ma carrière en mains et qu'il a été à l'origine de nombreux contrats. Ca, je ne peux pas lui enlever. Mais c'était aussi un homme épouvantable quand il buvait. Il me frappait. J'ai donc dû le quitter. Je me souviens du soir de ma première à l'Olympia. Le tout Paris était dans ma loge, Montant et Signoret, Henri Salvador, Bécaud. Wolf aussi est là. Il me propose d'aller prendre le champagne chez lui avec d'autres amis, pour fêter mon succès. Et moi, comme une idiote, j'accepte. Sur les quais, à un feu rouge, il arrête la voiture et se met à me rouer de coups. Nos amis dans les voitures derrière accourent. Je venais de faire un triomphe à l'Olympia et j'étais KO dans sa voiture. Il était jaloux de mon succès. J'ai fini mon contrat à l'Olympia avec trois tonnes de fond de teint sur le visage. Mais ce n'était plus pareil.

 

Vous êtes passée à côté d'un immense succès.

Je passais avec un ensemble de jazz au Gaumont palace, un grand music hall de la place Clichy. Un soir, le pianiste me dit : j'ai une chanson pour toi. Je l'écoute et je la trouve merveilleuse. Je me dépêche de l'enregistrer. Mais le disque ne sort pas. Je me renseigne auprès de ma maison de disques. On me répond qu'une autre artiste l'a entendue et a mis un arrêt dessus. Cette autre artiste, c'était Piaf. On a donc attendu que ce soit un succès chez elle pour sortir ma version qui en était pourtant la première, timidement A l'époque, ça m'a fait mal.

 

Ce ne sera pas votre seule déconvenue avec Piaf.

Un jour, je me retrouve à New York en même temps que Piaf qui devait y donner des concerts. Voilà qu'elle tombe très malade et est hospitalisée. On me propose de la remplacer. Bien sûr, j'accepte. Finalement, on me fait savoir que ça en se fera pas : Piaf ne veut pas que je la remplace. Je suis quand même allée la voir à l'hôpital. L'infirmière me dit que c'est impossible, qu'elle dort. Par chance, j'avais une amie hospitalisée dans la chambre juste à côté de la sienne. Je vais voir mon amie et là, j'entends le rire sonore de Piaf. Je suis retournée taper à sa porte et là, elle m'a fait rentrer !

 

Vous avez fait une carrière internationale

Comme Wolf était violent, c'était pour moi une échappatoire. J'avais déjà chanté en Belgique, en Hollande, j'ai fait le Canada. Egalement le Brésil et l'Afrique du Nord. Ce qui fait que je me faisais un peu oublier en France – ce qui n'était pas plus mal parce que je voulais aussi me faire oublier de Wolf.

 

Vous avez eu une seconde carrière en France grâce à Pascal Sevran.

Figurez-vous que sa mère était une de mes fans. Elle habitait non loin de chez moi à Paris et, quand il était petit, elle lui montrait toujours où j'habitais. Pascal est venu m'écouter un soir avec Orlando où je chantais au New Frisco. Mais je suis tombée malade et je n'ai pas pu les rejoindre après mon spectacle. Quelque temps plus tard, je reçois un coup de fil. Il me relançait. C'est ainsi que j'ai participé à sa première émission, Laissez passer la chanson. Puis il me proposa d'être, avec Patachou, Colette Renard et Juliette Gréco, la marraine de La Chance aux chansons. Et j'ai participé à des galas avec d'autres artistes qui passaient dans son émission, au théâtre Sébastopol de Lille et au Colisée de Roubaix. Jusqu'à sa mort, j'ai été à côté de lui.

 

Quel regard avez-vous, aujourd'hui, sur votre carrière ?

Je trouve que j'ai fait des choses formidables. Ma carrière a, à un moment, coincé à cause de mon manager, mais Pascal m'a donné une seconde chance. Avec lui, j'ai fait des émissions et des tournées magnifiques, mais c'est vrai que ce n'était plus la même chose. Je dépendais de lui.

 

Samedi, vous avez chanté au Trianon pour vos 90 ans. Et rechanter à Roubaix ?

J'en rêve ! C'est dommage d'arrêter un tour de chant qui fonctionne et de ne pas chanter dans sa propre ville.

Nord Eclair - 10-01-2010

7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:35

Bonne année 2010 à tous les amis de Pascal.

Comme Florence et beaucoup d'autres, je trouve dommage que la télévision ne lui ait pas rendu hommage l'an passé. Il a pourtant tellement aidé beaucoup d'artistes connus en les présentant dans ses émissions : quelle ingratitude !

Heureusement nous avons conservé une grande partie des dernières émissions de Chanter la Vie que nous nous repassons inlassablement.

Maud (maman de Marc, danseur de Pascal)

7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 20:29

Bonjour Pascal,

En ce premier dimanche de l'année le temps est comme tu l'aimais à part le ciel un gris maussade ; sur la terre des vivants que de chambardement tu en aurais de l'actualité à commenter, du bon du mauvais et les gens comme moi qui ne t'oublient pas, toi le magicien de nos dimanches, ta fantaisie, ton franc-parler.

J'ai une pensée pour toute ton équipe et il y a un homme formidable qui te fait vivre tu vois Pascal tu en avais de bien des amis ne serait-ce que ce cher Ronan. En mars je vais habiter la Vienne et j'irai manger à Aix dans ce moulin j'irai aussi chez Ginou essayer de glaner un peu de toi, le soir à la tombée du jour.

Moi aussi je suis discrète je t'ai vu à Descartes, je n'ai pas osé te déranger quand on t'a lu, on sait que tu n'aimes pas les bousculades ; ton seul chahut était celui de faire chanter la France et ce sera encore longtemps puisque les artistes reprennent tous ce que tu mettais au goût du jour avec tes musiciens...

A bientôt.

4 janvier 2010 1 04 /01 /janvier /2010 18:26

Merveilleuse année 2010, merci Ronan, il n'y a pas un seul jour où je ne pense à Pascal, il nous manque tant. Je relis ses livres j'ai l'impression que sa présence me rassure. Rassurez-vous, il n'est pas loin, juste de l'autre côté, il nous protège. A bientôt.

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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