9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 18:49
1 La vie sans lui
Tous ceux qui s'adonnent à l'écriture quotidienne d'un journal intime ont quelques complaisances pour leurs rêves ou leurs cauchemars. Ce matin, par exemple, je pourrais me répandre en de vaines lamentations, ma nuit fut atroce, mais je ne sais pas écrire sous la torture.
Je vais guetter l'embellie pour m'échapper quelque part au-delà de moi, de ma douleur et de son souvenir.

La vie sans lui de Pascal Sevran.
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:48
Bonjour à Tous,

Dimanche dernier, chez Michel Ducker est apparue Nathalie Rheims, digne,vêtue de noir, tenant en laisse le petit chien, dernier cadeau de son époux Claude Berry. L'entendre parler des derniers jours de son mari, les premiers de son dernier film, était bouleversant, les larmes si près des yeux.
Je n'ai pu m'empêcher de penser à Pacal, il aimait beaucoup le couple Berry. Dans "La mélancolie des fanfares" il cite une lettre de Nathalie écrite quelques jours en avant Noël :
"Mon Ange
" De mon écriture d'enfant, je te dis mon amour,ma tendresse profonde, le bonheur de t'avoir dans ma vie toujours à mon coeur. Merci pour le privilège d'être une de tes jonquilles, ton journal te ressemble, j'entends ta voix en te lisant, j'écoute tes amours, tes colères, tes choix, ton courage et ton humour sur toute chose, ton style irremplaçable.
" Demain soir, je serai près de toi, de Stéphane.
" Je t'aime.
" Nathalie "

Merci Madame, de l'avoir tant aimé, il le savait, il l'écrivait. Je crois qu'il aurait apprécié votre attitude et votre bouleversante retenue.
Nathalie Rheims vient d'écrire un livre : "Claude " en hommage à son mari.

Je vous adresse à tous mon amical souvenir.

Annie
6 novembre 2009 5 06 /11 /novembre /2009 18:46
1 La vie sans lui


Privé de lui, de son épaule, j'avance sans savoir où je vais. j'avance, cela veut dire que je me lève, que je me lave, que je réponds oui quand on me demande si ça va. Rien, des réflexes, des convenances.

Je ne me laisse pas aller. Je vais.

La vie sans lui de Pascal Sevran.
3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 06:54
3 On dirait qu'il va neiger

Je ne veux pas refaire le monde. je m'en accommode en maugréant. Celui que les révolutionnaires nous promettent serait pire. Je lui tourne les talons. Les marchands de bonheur vendent du vent aux girouettes.

Les riches ne sont pas méprisables pour cela, ni les pauvres admirables pour la raison inverse. Il n'y a que le malheur qui ne soit pas discutable.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 12:39
L'hommage des chrysanthèmes
 
Au coeur de l'automne, la Toussaint nous ramène vers les cimetières. En quelques jours, ces lieux propices au calme et au souvenir se muent en une palette de couleurs flamboyantes. L'oeuvre inspirée de milliers de peintres, nous tous, qui transformons en taches multicolores nos pensées adressées à nos disparus.
La réalité m'a obligée a agrandir ma liste, y incluant Pascal et Stéphane.
 
Dans "Les petits bals perdus" Pascal écrivait une dernière fois sur ce jour particulier, le dernier pour lui :
" La Toussaint, dernier rite qui garde de son mystère et de sa noblesse. Déjà, hier, on voyait s'affairer peintres, jardiniers, fleuristes ici et là. Jeudi prochain le cimetière explosera de couleurs, chaque famille aura voulu que ses morts soient honorés aussi bien que ceux de la famille voisine. La Toussaint est la fête de la France éternelle, elle résiste au monde de brutes qui ont déjà transformé le 25 et le 31 décembre en lupanars sur écran plat, pompe à fric, à sexe, au nom du Père, du Fils et de sa copine. "
 
Cher Pascal, je reconnais bien là votre plume douce et corrosive. Vous n'aviez pas tout a fait tort, vous me faites encore  sourire... Votre humour noir ravageur !
Mes pensées remplies de respect et de fidélité s'envolent vers mes absents, vous en faites partie. Vous me manquez, je me souviens de vous tous.
 
Amicales pensées aux Amis de Pascal, un petit signe particulier à Marianne et Martine de Franche-Comté.
Merci à Ronan pour le travail de mémoire qu'il accomplit avec persévérance, afin de faire vivre ce blog dédié à Pascal.

Annie
30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:53
1 La vie sans lui


L'imprévu m'épouvante et surtout que l'on ne me promette pas de surprises, je suis sûr qu'elles seront mauvaises.
Autour de l'église de Morterolles vers vingt-deux heures pas de surprise possible, le bonheur ou presque, aucun risque d'extravagance, quel repos pour mon âme malmenée, le curé dort, les bonnes gens aussi, et moi-même je ne vais pas tarder. On pourra bien me trouver étrange, j'attendrai la fin du siècle ici en silence.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:47

Chanson écitre par Pascal Sevran et Jean Delleme. Musique de Jean-Jacques Debout.

Interprétée par Georgette Lemaire.

28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 14:57
2 Des lendemains de fêtes

L'absence de Stéphane a longtemps été irréelle, elle l'est de moins en moins. Chaque jour le vide s'agrandit. je n'attendais pas qu'il revienne puisqu'il était encore là, son odeur flottait autour de moi, son pas dans l'escalier, sa voix au téléphone était si proche que je l'entendais. Aujourd'hui je n'entends plus rien, je ne sens plus rien. Je marche à tâtons, je pose mes mains sur sa casquette, je parle comme il me parlait, je m'appelle par mon vrai prénom, avant d'entrer en scène je me dis : "Sois le meilleur, mon coq." Pour qui ai-je encore envie d' "être le meilleur" ?
Chanter pour la foule ne me suffit plus, il manque toujours un spectateur dans la salle.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:50
2 Des lendemains de fêtes

- Tous ces amis qui vous trahissent, quelle honte quand même !
Je ne sais plus lequel de nous s 'était exclamé ainsi autour de la table familiale pour dire le sentiment général, mais je me souviens très bien en revanche de la réponse agaçée de François Mitterrand :
- Mais enfin, qui voulez-vous qui me trahisse sinon mes amis ?
Il faut toujours nous rappeler cette évidence. Les amitiés qui durent sont très rares, celles qui méritent ce nom. Nous aurons maintes fois au long d'une vie l'oaccsion de nous en plaindre. Notre déception (le chagrin est réservé à l'amour) vient de ce que nous nous emballons trop vite en nommant amitié ce qui n'est rien qu'un rapprochement de circonstances, une sensation, un caprice dans l'euphorie d'un moment. Après quoi, nous tombons des nues, pauvres nigauds que nous sommes, vexés de nous être trompés, une fois de plus.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:19

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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