30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:53
1 La vie sans lui


L'imprévu m'épouvante et surtout que l'on ne me promette pas de surprises, je suis sûr qu'elles seront mauvaises.
Autour de l'église de Morterolles vers vingt-deux heures pas de surprise possible, le bonheur ou presque, aucun risque d'extravagance, quel repos pour mon âme malmenée, le curé dort, les bonnes gens aussi, et moi-même je ne vais pas tarder. On pourra bien me trouver étrange, j'attendrai la fin du siècle ici en silence.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

30 octobre 2009 5 30 /10 /octobre /2009 09:47

Chanson écitre par Pascal Sevran et Jean Delleme. Musique de Jean-Jacques Debout.

Interprétée par Georgette Lemaire.

28 octobre 2009 3 28 /10 /octobre /2009 14:57
2 Des lendemains de fêtes

L'absence de Stéphane a longtemps été irréelle, elle l'est de moins en moins. Chaque jour le vide s'agrandit. je n'attendais pas qu'il revienne puisqu'il était encore là, son odeur flottait autour de moi, son pas dans l'escalier, sa voix au téléphone était si proche que je l'entendais. Aujourd'hui je n'entends plus rien, je ne sens plus rien. Je marche à tâtons, je pose mes mains sur sa casquette, je parle comme il me parlait, je m'appelle par mon vrai prénom, avant d'entrer en scène je me dis : "Sois le meilleur, mon coq." Pour qui ai-je encore envie d' "être le meilleur" ?
Chanter pour la foule ne me suffit plus, il manque toujours un spectateur dans la salle.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:50
2 Des lendemains de fêtes

- Tous ces amis qui vous trahissent, quelle honte quand même !
Je ne sais plus lequel de nous s 'était exclamé ainsi autour de la table familiale pour dire le sentiment général, mais je me souviens très bien en revanche de la réponse agaçée de François Mitterrand :
- Mais enfin, qui voulez-vous qui me trahisse sinon mes amis ?
Il faut toujours nous rappeler cette évidence. Les amitiés qui durent sont très rares, celles qui méritent ce nom. Nous aurons maintes fois au long d'une vie l'oaccsion de nous en plaindre. Notre déception (le chagrin est réservé à l'amour) vient de ce que nous nous emballons trop vite en nommant amitié ce qui n'est rien qu'un rapprochement de circonstances, une sensation, un caprice dans l'euphorie d'un moment. Après quoi, nous tombons des nues, pauvres nigauds que nous sommes, vexés de nous être trompés, une fois de plus.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 10:19
24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 14:28

8 La mélancolie des fanfares
Dix ans déjà. Au moins dix ans. En me regardant chanter en duo avec Bécaud qui nous accompagne au piano, je me demandais de quelle année date la séquence que la télévision rediffuse ce dimanche. La Légion d'honneur au revers de mon veston m'a aidé à calculer.
Dix ans pile. L'automne 96, il me reste seulement deux ans  de bonheur à vivre, je crois pourtant que tout est possible. Bécaud me passe sa cravate autour du cou, je lui souffle à l'oreille les paroles des chansons qu'il a oubliées, je plane. Mes derniers vrais sourires datent de ces jours-là.
Je suis ébloui de joie, je suis éblouissant dans les yeux de Stéphane qui me couve du regard. Il est derrière les caméras, il chante avec moi. Je lis sur ses lèvres : " Mes mains / Dessinent dans le soir / La forme d'un espoir / Qui ressemble à ton corps / Mes mains / Quand elles tremblent de fièvre / C'est de nos amours brèves / Qu'elles se souviennent encore... "

Cette chanson, la première de Bécaud, cette chanson qui m'avait tant marqué, enfant, je l'avais apprise à Stéphane. Il y a cent cinquante personnes autour de nous dans le studio, je mène le show à un train d'enfer. Gilbert au piano, Stéphane sur ma bouche. Le dernier quart d'heure de ma jeunesse. L'ovale de mes joues est presque parfait. J'ai tenu longtemps ce rythme, tant qu'il était avec moi on ne pouvait pas me faire de mal.

La mélancolie des fanfares de Pascal Sevran.
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 16:21
3 On dirait qu'il va neiger


Je viens d'aller faire un tour dans le parc, c'est son regard que je pose sur les fleurs qui explosent, sur les boutons d'or qu'il cueillait pour en faire des bouquets minuscules qu'il glissait entre ses dents et à ma boutonnière.
Dans les prés, les ânes et les chevaux ont de l'herbe jusque sous le ventre, depuis le premier matin du monde les lilas refleurissent. Rien ne finit jamais que nous. Lui, qui m'a appris à aimer les jardins, qui partait à l'aube se laver dans les champs et me tendait ses lèvres mouillées de rosée, savait-il que nous n'avions plus beaucoup de temps pour nous embrasser ?

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 12:58

Je viens de voir que le site officiel de Pascal a été ré-ouvert, quel bonheur de revoir ...les photos de Pascal à Morterolles, avec Stéphane et ses chevaux...Merci à celui ou celle qui a fait cela...j'ignore d'ou cela vient, mais c'est du bonheur...
Moi je recherche en vain si quelqu'un à l'émission le "fabuleux destin de " par Isabelle Giordano, jamais vu l'émission sur Pascal, quelqu'un aurait t'il cette émission pour moi ? France 3 n'a pas d'archives sur cette émission...

Merci, je vous embrasse toutes et tous..

Marianne

21 octobre 2009 3 21 /10 /octobre /2009 10:08

3 On dirait qu'il va neiger
On peut trouver des arrangements avec les salauds, pas avec les imbéciles. C'est affreux et désolant. je n'ai aucune indulgence pour les salauds, je ne veux pas m'arranger avec eux, mais je ne supporte plus du tout les imbéciles qui ne sont pas forcément gentils.
Je ne vois pas de salauds dans ma vie. Je ferme les yeux. des imbéciles en revanche ! Ce qui me sauve, c'est qu'un jour ils s'éloignent.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

18 octobre 2009 7 18 /10 /octobre /2009 08:03

L'après-midi, la télé prend sa retraite

La télé l'après-midi, c'est un peu comme un voyage dans le temps ou dans une autre dimension. On y croise des vétérans, des inconnus, des feuilletons indétrônables, des drames à faire pleurer le colosse de Rhodes et des jeux dont le concept n'a pas changé depuis trente ans. Pourquoi ?

Prenez «Les Feux de l'amour», sur TF1, «Commissaire Lea Sommer» et «Rex», sur France 2, «Inspecteur Derrick», sur France 3, «Miss Marple» et «Hercule Poirot», sur TMC, ou le téléfilm «Docteur au grand coeur», sur M6... Ponctuez de programmes courts dédiés aux séniors, de publicités pour les mutuelles ou l'épargne sûre. Achevez par «Des chiffres et des lettres» à 17 h 15 sur la Trois... La programmation de l'après-midi des grandes chaînes généralistes a comme un arrière-goût de langueur monotone. Question de stratégie? Assurément.

...

Rappelons que la suppression sur France 2 en 2001 de «La chance aux chansons» avait soulevé un tollé chez les plus de 75 ans et entraîné une baisse d'audience de 5 points sur cette tranche horaire. Rappelons aussi que l'émission de Pascal Sevran avait alors été remplacée par «Derrick», toujours à l'antenne, transféré sur France 3.

Question de coût et de quotas aussi. Les séries allemandes telles «Rex», «Derrick» et «Lea Sommer» font partie des moins chères au catalogue et permettent d'obéir aux quotas de diffusions d'oeuvres audiovisuelles européennes (60 %) ou d'expression originale française (40 %) imposés par le CSA. Les fictions canadiennes ou américaines diffusées sur TF1 ou M6 sont quant à elles vendues par lots avec, comme appât, le grand retour de héros oubliés, tel Victoria Principal, la Pamela de « Dallas », dans un rôle à contre-emploi...

TV MAG - le 17-10-09


La sixième tournée des musiciens et accordéonistes de La Plus Grande Guinguette du monde vient de commencer, avec une quinzaine de rendez-vous prévus en province jusqu’au printemps. Et le succès ne se dément pas.

L’accordéon continue de faire danser les nostalgiques

« Nous voulions “déringardiser” l'accordéon, en le faisant entrer dans de grandes salles comme les Zénith, en lui apportant la qualité dans les moyens techniques et la rigueur dans l’organisation. » C’est animé de cette volonté que Régis Richard, directeur artistique de l’agence de spectacles Nuits d’artistes, près d’Amiens (Somme), a lancé, en septembre 2004, La Plus Grande Guinguette du monde, marque déposée. Des accordéonistes de renom, des musiciens et quelques chanteurs ont ainsi fait valser les foules, sur des pistes de danse installées dans des Zénith, depuis cinq ans.

La tournée 2009-2010 vient de débuter mardi dernier à Auxerre, dans une salle plus petite, le parc des expositions : 800 spectateurs-danseurs et une piste de 200 mètres carrés, sorte de tour de chauffe avant la quinzaine d’autres rendez-vous prévus dans les Zénith de province d’ici à avril, avec 3.000 personnes attendues à chaque fois et une piste prévue de 400 mètres carrés.

Anciens et jeunes


Cela a relancé l’accordéon, moins audible à la télévision et à la radio, et surtout réservé aux petits bals musettes et autres fêtes locales du week-end. Le fameux « piano à bretelles » chanté par Brel ou Piaf a certes fait quelques émules ces dernières années chez les jeunes, dans la variété ou le jazz, mais reste majoritairement apprécié des plus de 50 ans. Les artistes eux-mêmes ont du mal à encourager les générations suivantes : André Verchuren, 88 ans, membre de la tournée depuis le début, et Yvette Horner, 87 ans, qui y participe pour la première fois, restent les têtes d’affiche qui attirent les foules. « Chez les accordéonistes, il y a un fossé de trente ans entre les anciens et les jeunes, parce que les anciens n’ont pas voulu laisser la place », explique Régis Richard, qui ajoute qu’il ne « peut pas se permettre d’engager des jeunes sans savoir s’ils vont attirer du monde ».

La relève est là pourtant et, à côté d’autres valeurs sûres comme Louis Corchia ou Louis Ledrich, La Plus Grande Guinguette du monde présente de jeunes accordéonistes d’une trentaine d’années comme Angélique ou Mathieu Chocat. Un orchestre est aussi de la partie et, entre les différents artistes, un chanteur et une chanteuse issus de l’émission de
Pascal Sevran Chanter la vie interprètent des tubes du passé sur lesquels dansent les spectateurs.

Le public de la tournée est composé à 70 % de groupes et à 30 % de spectateurs individuels, et géographiquement localisé surtout dans le Centre, le Nord et (un peu) l’Est. « On ne descend pas au-dessous d’une ligne Limoges - Clermont-Ferrand - Saint-Etienne, fixée arbitrairement. On a eu l’occasion de passer dans des villes du Sud (Montpellier, Nice, Toulouse, Bordeaux), dans lesquelles on n’a pas eu le même engouement », explique le numéro deux de la tournée, André Musette (c’est son vrai nom, ça ne s’invente pas). La tournée 2009-2010 sera cependant la dernière à se produire dans des Zénith. Comme mardi dernier à Auxerre, Régis Richard veut désormais des salles plus petites, du type parcs des expositions, où il pourra installer des tables et des chaises autour de la piste de danse, avec moins de spectateurs dans les gradins. « Il y aura toujours les mêmes moyens techniques, la même qualité, mais dans une formule moins concert et plus conviviale », dit-il. En attendant, la prochaine étape, le 3 novembre, se déroulera au Zénith de Clermont-Ferrand, ville qualifiée par les organisateurs de « fief de l’accordéon ».

France-Soir - 17-10-09

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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