11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 10:25

Bonjour à tous,

Je vous annonce comme je l'indiquais hier, la création de rubrique sur des artistes qui sont venus chez Pascal :

Isabelle Aubret
Lucienne Boyer
Jacqueline François
Anny Gould
Rina Ketty
Gloria Lasso
Patachou
Georgette Plana
Colette Renard
et Cora Vaucaire

Bien sûr, cela est le début d'une très longue liste d'artistes qui ne peuvent et ne doivent pas être oubliés.

Très respectueusement.

Ronan H.

10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 10:43

Bonjour à tous,

Je viens vous annoncer une nouvelle rubrique portant sur les chanteurs et artistes qui sont venus chez Pascal durant "La Chance aux chansons", "Chanter la vie" et "Entrée d'artistes".

Chaque artiste aura une page avec plusieurs dossiers retraçant sa carrière ainsi que les sites ou blogs lui rendant hommage mais également les articles de presse où il est mentionné.

Ce travail est important aussi je vous demanderais, si vous avez en mémoire certains artistes qui vous ont marqué, de me le faire savoir.

Très respectueusement.

Ronan H.

9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 08:44

Cinquante ans de carrière sur un air d'accordéon :

Il accueille chez lui, simple- ment. Pourtant, beaucoup de fierté se dégage de cet homme qui s'est fait tout seul. Une fierté ouvrière, de la chose accomplie. En 50 ans de carrière, le Bertrésien Raymond Caille a inscrit son nom dans l'histoire de l'accordéon, jouant avec les plus grands, invité des émissions de télé ouvrant leur antenne à l'instrument populaire. 50 ans de carrière que le musicien retrace ce week-end à Bertry, le temps d'une expo à l'ancienne coop.

Jamais facile de résumer 50 ans de carrière. Surtout quand l'interlocuteur enchaîne les clichés sans jamais s'y attarder. Devant son album photos, Raymond Caille, 67 ans, égrène ainsi les rencontres : Jack Ronnie, Cachito Perez, puis Tino Rossi, Marcel Zanini, Stone et Charden, Jacques Martin, Pascal Sevran. Il faut digérer le millefeuilles de célébrités, présentées par Raymond Caille non par superficialité, mais d'une part parce qu'il en est une de vedette, dans le milieu confiné de l'accordéon, d'autre part parce que c'est sa manière de montrer qu'il a réussi sa carrière.

Simple et sincère. D'ailleurs, parmi les réponses à la question « Que vas-tu devenir ? » posée par sa mère, relatée dans la biographie Tout simplement co-écrite avec sa fille Mélanie Caille, celle-ci : « Un homme fier d'avoir su gravir les marches du grand spectacle ». Ce à quoi il adjoint immédiatement : « qui eut tout dans sa vie, des joies, des peines, et qui sut rester simple. » Les peines arrivent vite. Nourrisson, une mauvaise rougeole atteint sa vue, et la diminue fortement, obligeant une intervention chirurgicale qui devait mal se passer. Le jeune Raymond perd son oeil gauche, crevé. Enfance néanmoins heureuse. À 11 ans, il reçoit son premier accordéon, qu'il possède toujours.

Quelques cours avec Enrico Basile plus tard, il intègre l'orchestre de Jack Ronnie. « On faisait les bals des villages. J'avais 17 ans. J'ai alors touché mon premier cacheton », indique-t-il aujourd'hui. « Des accordéonistes jouent mieux que moi, mais moi, je suis commerçant. Je joue ce que les gens veulent, pour danser. » De bals en bals, R. Caille multiplie les rencontres, les groupes : l'orchestre de cabarets parisiens, l'orchestre bavarois. Et tourne avec des musiciens autrement plus connus : Tino Rossi, Marcel Zanini, Stone et Charden. Mais encore une fois, difficile d'en savoir plus. Cinq ans comme programmateur de Jacques Martin ? On arrivera tout juste à savoir que le personnage était soupe au lait, par excès de « professionnalisme ». Les télés, il en a fait un paquet. Avec Pascal Sevran, mais surtout Sur un air d'accordéon de Michel Pruvot, l'homme à l'improbable brushing.

Et pour preuve que ses 50 ans de carrière ne sont pas un point final, il s'enthousiasme à l'idée de retrouver le présentateur : « On va refaire de nouvelles émissions pour Wéo. » La chaîne du Nord - Pas-de-Calais rediffuse actuellement les anciens enregistrements.

Mais aujourd'hui, Raymond Caille délaisse quelque peu les touches. « Il y a beaucoup moins de bals, les jeunes vont dans les boîtes. Mais comme j'aime le contact avec les gens, j'organise des sorties. » Les Amis de Raymond Caille partent ainsi régulièrement en goguette, souvent à Paris. « Pour Dany Boon à Vivement dimanche, j'étais le seul à avoir 65 places ». Et probablement à réserver, cette année, 120 places pour son passage à l'Olympia.

Mais l'accordéon n'est jamais loin. Samedi prochain, il jouera à Bertry avec son poulain Arnaud Delsaux, qui assure la relève.

La voix du nord - le 08.1
0.09

8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 07:51
2 Des lendemains de fêtes

Je n'ai jamais demandé à personne de venir à Morterolles, je ne vais pas commencer. Nous avions décidé Stéphane et moi que ceux qui avaient envie de nous retrouver ici le feraient d'eux-mêmes, ce qu'ils font. C'est un grand luxe que de n'attendre personne. Je me l'offre avec une certaine délectation cette semaine.

Tant de gens se regardent languir, ne sont bien nulle part, que je préfère les savoir ailleurs. Ceux-là ont une mentalité de laissés-pour-compte, ils nous en veulent de les négliger, sans voir qu'ils sont négligeables. Ma singulière faculté de détachement n'est compréhensible que si on la mesure à mes dispositions à l'amour. les ruptures que la vie m'impose, je ne les ai pas voulues, elles me surprennent toujours, mais je prends la part qui me revient.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

5 octobre 2009 1 05 /10 /octobre /2009 07:18
3 On dirait qu'il va neiger

Tant de vies médiocres et si peu de suicides ! Si l'on regarde autour de soi, on voit bien que la plupart des gens se résignent à la médiocrité. On se demande si certains ne s'y complaisent pas, qui n'envisagent ni la beauté ni l'amour, qui n'ont pas d'autres ambitions qu'un magnétoscope et une machine à laver la vaisselle, que l'idée de la grâce n'effleure pas.
Ils vont en ribambelle, à la queue leu leu sur les autoroutes, aux caisses des supermarchés. Ils croient que tout s'achète. La médiocrité, ce n'est ni le malheur ni la pauvreté, c'est le désordre de l'âme, la confusion des sentiments, le linge sale, c'est vivre entassés en ville quand on pourrait vivre ailleurs autrement, faire des enfants quand on ne sait pas quoi en faire, pire s'ennuyer !

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 09:20
1 La vie sans lui


"Pour être heureux, la consigne est de ne pas changer de place, de ne se vouloir à aucun moment à aucun prix un autre ou ailleurs, d'installer le bonheur où l'on est, où que ce soit et tout de suite, le privilège de l'homme étant peut-être âprès tout de pouvoir faire du bonheur avec tout."

Comment dire les choses plus simplement ? Je l'ai relu dix fois cette nuit la sage "consigneé de Jouhandeau, j'aurais voulu pouvoir réveiller Stéphane pour la lui chanter à l'oreille et qu'il se rendorme apaisé. j'ai mis mon nez dans son polo gris et bleu que je garde sur mon oreiller, j'ai respiré très fort ce morceau de tissu qui retient son odeur et je me suis endormi chaviré, sûr de son innocence.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 09:18

Vendredi soir, Marc-Olivier Fogiel était l'invité de Michel Drucker sur Europe 1 pour la promotion de son livre, A mon tour d'être sur le grill. En fin d'émission, les auditeurs ont pu assister à un face-à-face tendu entre les deux hommes de télévision mais aussi collègues sur Europe 1.

Michel Drucker a ainsi multiplié les reproches sur plusieurs points du livre. « Vous direz à votre éditrice, quand elle vous interroge, qu'elle a des mots parfois malheureux » lance alors Drucker à Fogiel alors que ce dernier est interrogé dans son ouvrage sur son arrivée en 2001 sur France 3, une chaîne « ringarde ». « Je ne corrige pas les questions qu'on me pose » répond alors Marc-Olivier Fogiel.

Et son interviewer de revenir ensuite sur l'affaire Brigitte Bardot, dont l'interview s'était mal passée sur France 3 sur le plateau d'On ne peut pas plaire à tout le monde. A l'époque, l'actrice n'avait pas apprécié être interrogée sur des propos racistes qui lui ont valu une condamnation. « Je voulais vous dire une chose qui n'appelle aucune réponse de votre part, même si je sais ce que vous en pensez. Brigitte Bardot, contrairement à ce que vous pensez, est une femme de cœur » explique alors Michel Drucker avant d'ajouter : « Je vous signale que votre ami Pascal Sevran a fait la même chose et il n'était pas raciste pour autant ».

Enfin, Michel Drucker fait remarquer à Marc-Olivier Fogiel qu'il remercie dans son ouvrage Nicolas de Tavernost pour son passage sur M6 et non Jean Drucker, aujourd'hui disparu. « Page 83, un petit oubli avant de passer à autre chose. Quand vous dites que vous avez trouvé sur M6 un grand patron charismatique, Nicolas de Tavernost, depuis vingt ans à la tête de la chaine. Je vous rappelle que, pendant 18 ans, ça a été un certain Jean Drucker qui l'a dirigé et pas Tavernost. C'était son patron » lui lance alors l'animateur de Studio Europe 1. Et MOF de répondre simplement qu'il n'avait jamais travaillé avec lui...

Europe 1 - 02/10/09

2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 15:43

La chance aux chansons, une certaine idée de la France :

Programme chéri des retraités nostalgiques, «La chance aux chansons» fut un incontournable des après-midi de TF1 (jusqu'en 1991) puis de France 2. Sa cohérence, son efficacité, ses astuces, son mauvais goût parfois reposaient avant tout sur son animateur vedette : Pascal Sevran. Il fut le seul à imposer et faire durer un tel programme sur les écrans français. Né en 1945, celui qui s'appela longtemps Jean-Claude Jouhaud posséda toute sa vie la nostalgie d'une époque dont il ne connut que les derniers feux et les souvenirs radiophoniques.

Issu d'un milieu modeste, il eut pour parents adoptifs la chanteuse Mireille et le philosophe Emmanuel Berl. La première fit son éducation musicale (il ambitionnait de devenir le nouveau Bécaud), le second, sa formation intellectuelle (il se voulait un héritier de Jouhandeau). Curieux cocktail, qui le vit en même temps écrire des chansons pour Dalida (Il venait d'avoir dix-huit ans) et recevoir le prix Roger-Nimier 1979 pour son premier roman, Le Passé supplémentaire. Reste que la carrière littéraire de Sevran fut totalement éclipsée, phagocytée, dévorée par son succès télévisuel. Ce qui était censé être un programme court de 12 minutes, remplaçant l'émission «Ces chers disparus», allait devenir l'un des rendez-vous favoris du public français.

 Tout le monde se rappelle ses vestes blanches ou gilets bleu ciel ; ces décors pastel avec voilages et champagne ; ce public entre deux âges, la chemise hawaïenne ouverte au nombril, le regard désincarné, façon Musée Grévin. À croire qu'il était le seul être vivant sur un plateau moribond, Sevran. Le démiurge d'un monde factice, par et pour lui pensé, qui ne vivait que lorsqu'il prenait le micro. Si l'on s'aventure sur Dailymotion ou sur YouTube, on est effaré d'un tel décorum doublé d'un tel aplomb. Aujourd'hui, personne n'oserait annoncer ainsi quelque obscur chanteur, l'œil (sincèrement) humide : «Nous retrouvons maintenant Frédéric Strouck, l'un des grands chocs de cette année.» Réduire Sevran à un meneur de revue aux Hespérides est toutefois un mauvais procès. Défenseur des petits et des obscurs, il fut même à l'origine de quelques fières gloires. C'est sur son plateau qu'en 1984 le quasi-inconnu Patrick Bruel chanta pour la première fois Marre de cette nana-là. L'année suivante, une redoutable Québécoise, fagotée comme l'as de pique, avec chignon en choucroute, robe de satin et denture en espalier, roucoulait ses cantilènes sans savoir qu'elle serait un jour star mondiale : Céline Dion. 

À «La chance aux chansons», la surprise était souvent au rendez-vous : Francis Lemarque chantant L'Air de Paris en duo avec Jean-Luc Lahaye ; Sevran accueillant Mady Mesplé d'un baisemain théâtral ; Guidoni reprenant Damia ; André Verchuren succédant à Marie Laforêt ; Chantal Goya faisant son come-back dans Petit Papa Noël… À côté de la grisaille générale, ce programme offrait une éclaboussure de couleur, une saine gifle de ringardise. Il n'est qu'à voir les cataractes d'imitations qu'elle a générées. Dans «La télé des Inconnus», Bernard Campan (veste bleue, perruque blonde) accueillait Gertrude Ballu, la créatrice de «Paris, fais-moi Guili» et de «Le Maréchal a bien raison». Impossible de finir l'émission : le public et les artistes mouraient de vieillesse les uns après les autres !
Homme-orchestre autant qu'homme d'affaires, Sevran avait compris qu'une telle émission ne pouvait tenir sans un pilier inébranlable : lui-même. Il a donc élaboré un programme à son image : paradoxal et éclectique, réactionnaire mais curieux, kitsch et pourtant raffiné. Sans lui, l'émission aurait flanché en deux mois. Grâce à lui, elle est devenue un must de la mémoire télévisuelle.

À côté de «La chance aux chansons», OSS 117 c'est du Jean-Marie Straub, du Robert Bresson. Pendant dix-sept ans, cette émission fut un cas unique à la télévision française. Jamais on n'aura à ce point défendu la kitscherie assumée et la ringardise intelligente. Du 26 mars 1984 au 22 décembre 2000, «La chance aux chansons» porta le flambeau d'une certaine idée de la chanson française, en marge des grands courants contemporains. Combien de vieilles gloires firent ici leurs derniers tours de piste, fussent-elles claudicantes ? À l'heure où la France dansait le smurf, Georgette Lemaire et Georgette Plana célébraient les valeurs du caboulot et du petit vin blanc. Tandis que Jeanne Mas et Desireless enflammaient la génération Mitterrand, Georges Guétary, grimé comme un totem, ondulait Monsieur Carnaval parmi des palmiers en plâtre. Et que dire de Rina Ketti, gloire vibrante de l'Occupation, qui chantait en play-back Sombreros et mantilles… sur son propre enregistrement de 1938 ?
Une placette à Montmartre. Un lampadaire. Le soleil se couche sur les toits de Paris. Un couple valse près d'un balcon ; un autre s'enlace chastement. Les hommes sont gominés, en chemise rose ; les femmes portent des chignons et des jupes longues. Des projecteurs s'allument. Une nymphe apparaît dans la pénombre ; une voix naît du silence. Épiphanie : Jackie Sardou chante «Ah ! c'qu'on s'aimait tous les deux…»

Plus subtile, la parodie des Nuls pour leur inégalable «TVN 595». Dans une atmosphère Michou et Village People (jeunes messieurs en casquette et fond de teint assis à des tables de bar), Bruno Carette rendait un hommage aux discours agricoles de la IVe République. Et que dire de l'imitation potache mais hilarante de Gérald Dahan, surjouant les tics nerveux de Sevran (encore plus marqué que Malraux), ahanant des «ooooh ! aaaaaah ! on est bieeeeen !» avant de rappeler avec grivoiserie : «Les jeunes talents, je serai toujours derrière…» ?

La caricature est lourde, mais le personnage était haut en couleur. On trouve sur Internet des extraits des répétitions de son émission qui valent leur pesant de nougat. Souvent tyrannique, Sevran panique que l'on voie son mauvais profil ; il tonne : «Je vois toujours cette brune derrière moi ; la blonde : rentrez dans le champ !» ; il se retourne vers un éphèbe engoncé dans un polo jaune moulant : «Serre les jambes et aie l'air intelligent…» Une mine pour les imitateurs ! Mais qui aime bien châtie bien, car Sevran était adoré. Lorsque, à la fin 2000, France 2 annonça la suppression de «La chance aux chansons», le plébiscite fut presque immédiat. La chaîne reçut aussitôt des milliers de lettres. Les retraités orphelins refusaient de perdre le gendre idéal de leurs après-midi de solitude. Au diable le jeunisme, dès le 16 septembre 2001, «Pascal» était de retour pour «Chanter la vie», jusqu'en août 2007.

Usé par la maladie et une sotte polémique issue de son journal intime, l'animateur allait pourtant mourir le 20 mai 2008, dans son terroir limougeaud. On voit mal qui pourrait prendre sa succession. Ce n'est peut-être pas la peine. «Il n'y aura plus jamais d'émission comme celle-là, constate amèrement Gérard Marchadier, le premier réalisateur de “La chance aux chansons”. Pascal ne la faisait pas par goût, bien qu'il adorât la chanson française, mais pour ceux qui la regardaient. Un jour, on nous a dit que l'émission allait être diffusée à 16 heures. Pendant quelques secondes, nous nous sommes demandés qui regardait la télévision à cette heure. Évidemment, c'était des gens à la retraite, il fallait donc leur faire plaisir. Aujourd'hui, la télévision fait des émissions pour ceux qui ne la regardent pas.»

Par Nicolas d'Estienne d'Orves - Le Figaro - 17/09/2009

2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 13:22
5 On s'ennuyait le dimanche

Je me dis cela chaque matin, après quoi j'écris des livres, je chante, je cours à la télévision et chacun se réjouit de ma bonne mine. On se demande où je puise mon énergie. Je n'en sais rien. Stéphane me manque comme jamais. Epuisé moralement et physiquement par ma course folle de l'hiver, sur les scènes et devant les caméras, lui seul pourrait m'aider à surmonter la mélancolie, le chagrin. Mais je n'aurais pas de chagrin s'il était là. S'il était là, c'est lui qui m'aurait dit : "Tu n'as jamais été aussi beau."

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 13:22
2 Des lendemains de fêtes

Dans la première version de mon testament, en août 99, je désignais une quinziane d'héritiers. Je me revois écrire leurs noms affectueusement, sûr de leur loyauté, sinon de leur amour, je n'en demande pas tant. Je me revois, pressé d'en finir avec ce que j'envisageais comme une formalité, presque heureux, soulagé en tout cas de n'avoir plus à y penser.
Pauvre garçon ! Si j'étais mort précipitamment, douze moins que rien vivraient de mes rentes.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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