30 septembre 2009 3 30 /09 /septembre /2009 10:26
2 Des lendemains de fêtes


Tout part de lui pour revenir à lui. Qui puis-je ? Dois-je, sous prétexte de ne pas lasser, retenir ce qui me blesse, ne pas m'attendrir sur sa boîte de crayons de couleurs, son chapeau de paille, ses sabots... Dans la vie je me contrôle, personne ne pourra me reprocher des épanchements intempestifs, un manque de tenue.

Mais ce journal n'a pas d'autre objet que lui, si l'on me cherche c'est lui qu'on trouvera, montant la garde à mes côtés. On n'est pas obligé de venir à notre rencontre.

Certains matins quand même, le découragement me saisit. Cette plainte, si douce soit-elle, qui voudra l'entendre ?

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

28 septembre 2009 1 28 /09 /septembre /2009 09:10
2 Des lendemains de fêtes

Nous devons pouvoir nous passer de ceux qui décident de se passer de nous. Il faut se préparer à n'avoir besoin de personne, à nous suffire. Je m'entraîne à réduire chaque jour ma dépendance aux autres. l'amour ni l'amitié ne se mendient. Prendre les mains qui se tendent, ne pas courir après ceux qui s'en vont, il n'y a pas de meilleure attitude possible.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 20:22
Bonjour à tous,

Brigitte Bardot a 75ans. Cela arrive ou arrivera à nous tous avec un peu de chance. Les médias depuis quelques jours nous invitent à une exposition sur cette femme magnifique. Pascal admirait son caractère, sa beauté le fascinait. Lorsque les mots me manquent, je cherche, qu'aurait-il écrit sur cet évènement ?

Dans "Les petits bals perdus" en date du 28 septembre 2007, il pense à elle et écrit ceci :

"C'est l'anniversaire de Brigitte Bardot. Pour elle comme pour nous, cela revient tous les ans à la même date et on a un peu marre de prendre un coup sur la tête supplémentaire, comme si on en avait besoin à nos âges. Jusqu'à trente ans,le plus beau moment de la vie, ça va ; après il n'y a pas de quoi pavoiser. Je doute d'ailleurs que Brigitte pavoise ou s'apprête à pavoiser ce soir. Elle est à Paris, exceptionnellement pour rencontrer, me dit-on le président de la République, et elle s'en retournera vite à La Madrague où elle commence, me semble-t-il, à s'ennuyer. C'est Serge T. qui vient de m'appeler pour me conseiller de téléphoner à Brigitte, " ça lui fera plaisir ". Naturellement je ne téléphonerai pas à Brigitte Bardot pour la féliciter d'avoir pris un an de plus au coeur et au corps.
L'année dernière nous l'avions dénichée, avec Bernard son mari, attablée au fond de quelque estaminet du XVIème arrondissement. J'ai dû le raconter dans " La Mélancolie des fanfares", une omelette, une coupe de champagne et hop ! Le tour était joué. Je lui ai donné mon bras pour traverser la rue de la Tour où elle dort trois nuits par an."
 
Madame Bardot a décidé de ne pas se montrer en public, elle parle encore afin de défendre la seule cause qui lui tienne à coeur : celle des animaux. Elle a sans doute raison. Un mythe se regarde sur du papier glacé.Comme Pascal elle a décidé de se cacher, lui avait choisi de se taire aussi. Je crois savoir qu'elle fut très affectée par son départ. Leur amitié était réciproque.

Amicales pensées à tous.

Annie
27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 09:22

Bonjour tout le monde,

Je suis très contente que vous soyez à nouveau parmi nous Ronan, les alertes à chaque nouvel article commencaient à me manquer.
J'ai appris entretemps que JC avait eu un petit garçon et je suis sûre que Pascal en serait très fier et le comblerait de cadeaux....la vie continue, en voilà une belle démonstration....
Je souhaite descendre sur Morterolles ces prochains jours d'automne, couleurs d'automne que Pascal aimait beaucoup....
Je vous embrasse tous et à très vite je l'espère. je suis quelques jours en vacances pour le moment, en Espagne.

Bises Marianne

27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 09:12
5 On s'ennuyait le dimanche


Où sont-ils, que font-ils ceux-là qui m'accompagnèrent si souvent sur ce télésiège accroché aux nuages par-dessus les sapins où je me suis obligé à monter ce matin pour prendre l'air et un peu de soleil d'hiver sur mes joues blêmes ?
J'ai renoncé à les compter. Ceux qui ne me suivent pas ne comptent plus, mais, c'est plus fort que moi, je les revois serrés contre mon épaule, si heureux d'êtres jeunes. Ils me dérangent maintenant. Comment ai-je pu les aimer tant ? Des hommes et des femmes qui ont grossi et beaucoup menti depuis, je m'en veux de me souvenir d'eux et de les avoir trouvés beaux.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:47

Bonjour à tous,

Je vous informe ce jour, la mise à jour des chansons de Pascal que vous pourrez retrouver sur le lecteur deezer.

Je ne manquerai pas de vous tenir informer des prochains titres de musique disponibles.

Respectueusement.

Ronan H.

10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:19

Bonjour,

Je vous annonce ce jour une indisponibilité du blog et du site des amis de Pascal Sevran pendant 15 jours en raison d'un disfonctionnement interne.

Pendant cette période, je ne serai pas en mesure de publier des articles ainsi que vos commentaires.

Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour la gêne occasionnée.

Très respectueusement.

Ronan H.

9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 17:13
4 Lentement, place de l'église

 

La solitude est un luxe que l'on ne peut s'offrir si on a peur de soi. J'y prends goût " Dangereusement", dit ma mère. Gilles Pudlowski dans un article du "Point" qu'il me consacre parle d'une "orgueilleuse solitude". Il y a du vrai, en effet. Mais l'orgueil bien compris ne va pas sans une part d'humilité. Ai-je tort de croire que le monde peut très bien se passer de moi ? Non évidemment, mon "effrayante lucidité", selon un ami d'avant, ne me laisse le choix qu'entre l'orgueil ou le désespoir : j'ai choisi ! elle m'épargne quelques désillusions de trop. J'ai eu mon compte. Je prends garde à ne pas tomber dans tous les bras qui se tendent. Je veux tenir debout tout seul aussi longemps que possible, la dépendance physique me serait insupportable, devoir me rendre un cauchemar. Je tiens pour un miracle de voir, d'entendre et de marcher, celui qui m'aurait accompagné jusqu'au bout, qui m'aurait porté, lavé, soigné et sans doute guéri n'est plus là. Je dois admettre que contrairement à ce qu'il me faisait croire, je ne suis pas immortel. Je l'ai été dix-huit ans, ce n'est pas mal. Mon "orgueilleuse solitude" est peuplée de souvenirs, les visiteurs qu'elle n'effraie pas sauront m'en distraire parfois.

Lentement, place de l'église de Pascal Sevran.
6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:39

C'est une triste nouvelle pour Georges Moustaki. L'interprète du Métèque vient de perdre son ami et auteur de chansons Joël Holmès.

D'origine roumaine, Joël est arrivé en France à l'âge de six ans, en 1934. Le jeune garçon doit alors apprendre très vite à se débrouiller seul en raison de la déportation de ses parents par les allemands, alors qu'il n'est qu'un adolescent. Après plusieurs petits boulots, il décide de se concentrer sur le théâtre, puis sur la chanson. Ainsi, dès 1954, il chante dans des cabarets pour se faire connaître et devient ami avec Georges Moustaki, Maurice Fanon ou encore Jean Ferrat. Des amis avec lesquels il travaillera puisqu'on doit à Holmès La mer m'a donné co-écrite avec Moustaki ou encore Jean-Marie de Pantin co-écrite avec Maurice Fanon.

Joël terminera néanmoins sa relation avec la musique en 1965, en publiant son ultime disque lorsque la vague yé-yé arrive en France. Feu Pascal Sevran avait ré-édité quelques unes de ses chansons en 1990.

Joël Holmès est décédé mercredi, à l'hôpital Henri Mondor de Créteil, à l'âge de 81 ans. Georges Moustaki, lui même, malade est certainement particulièrement peiné.

5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 04:05
Bonjour à tous, Amis de Pascal, je vous souhaite une bonne rentrée .

Le 5 septembre 2004, Pascal préparait lui aussi sa rentrée comme un bon élève :
 
" Dernier dimanche de l'été ici où je viens de vivre deux mois sans jamais m'ennuyer sinon de lui. Mon cartable est prêt pour la rentrée. Ne rien oublier surtout. Classer les pages de ce manuscrit que je ferai photocopier pour l'envoyer à Marie qui l'attend, mettre à jour mon répertoire téléphonique, consulter mon agenda, choisir la chemise et le pantalon que je mettrai demain. J'ai toujours fait ça : mettre de l'ordre avant la classe. Tout l'après-midi j'ai retrouvé mes gestes d'écolier méticuleux. Ne rien laisser au hasard.
Je chantais à midi à la télévision une chanson d'Aznavour qui dit : "le hasard parfois fait bien les choses " C'est vrai, mais je m'en méfie. Que me réserve l'année qui commence ? Quel chagrin vais-je devoir affronter ? Je pourrais me dire que l'automne arrive, que mes musiciens m'attendent, que les cloches de l'église résonneront à Noël, mais c'est plus fort que moi, c'est une autre musique que j'entends, d'autres couleurs que je vois. Alors, je range, j'organise, je me prépare. Je n'en finis pas de me préparer. A quoi, sinon à la mort ? Le moment viendra où l'écriture de ce journal ne suffira plus à calmer mon tourment."
 
Et l'on retrouve le Pascal rigoureux, son goût de l'ordre, faire les choses le mieux possible. Ce besoin de se rassurer, la crainte du lendemain, et peut-être l'angoisse de ne plus savoir calmer son chagrin, celui qui ne le quitte plus depuis le départ de Stéphane.

Merci à Marianne, Lise et Emma, cette lettre me touchait, je suis heureuse qu'elle  vous ai fait plaisir.

Je vous adresse à tous mon amical souvenir.
Annie

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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