27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 09:12
5 On s'ennuyait le dimanche


Où sont-ils, que font-ils ceux-là qui m'accompagnèrent si souvent sur ce télésiège accroché aux nuages par-dessus les sapins où je me suis obligé à monter ce matin pour prendre l'air et un peu de soleil d'hiver sur mes joues blêmes ?
J'ai renoncé à les compter. Ceux qui ne me suivent pas ne comptent plus, mais, c'est plus fort que moi, je les revois serrés contre mon épaule, si heureux d'êtres jeunes. Ils me dérangent maintenant. Comment ai-je pu les aimer tant ? Des hommes et des femmes qui ont grossi et beaucoup menti depuis, je m'en veux de me souvenir d'eux et de les avoir trouvés beaux.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

26 septembre 2009 6 26 /09 /septembre /2009 13:47

Bonjour à tous,

Je vous informe ce jour, la mise à jour des chansons de Pascal que vous pourrez retrouver sur le lecteur deezer.

Je ne manquerai pas de vous tenir informer des prochains titres de musique disponibles.

Respectueusement.

Ronan H.

10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:19

Bonjour,

Je vous annonce ce jour une indisponibilité du blog et du site des amis de Pascal Sevran pendant 15 jours en raison d'un disfonctionnement interne.

Pendant cette période, je ne serai pas en mesure de publier des articles ainsi que vos commentaires.

Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour la gêne occasionnée.

Très respectueusement.

Ronan H.

9 septembre 2009 3 09 /09 /septembre /2009 17:13
4 Lentement, place de l'église

 

La solitude est un luxe que l'on ne peut s'offrir si on a peur de soi. J'y prends goût " Dangereusement", dit ma mère. Gilles Pudlowski dans un article du "Point" qu'il me consacre parle d'une "orgueilleuse solitude". Il y a du vrai, en effet. Mais l'orgueil bien compris ne va pas sans une part d'humilité. Ai-je tort de croire que le monde peut très bien se passer de moi ? Non évidemment, mon "effrayante lucidité", selon un ami d'avant, ne me laisse le choix qu'entre l'orgueil ou le désespoir : j'ai choisi ! elle m'épargne quelques désillusions de trop. J'ai eu mon compte. Je prends garde à ne pas tomber dans tous les bras qui se tendent. Je veux tenir debout tout seul aussi longemps que possible, la dépendance physique me serait insupportable, devoir me rendre un cauchemar. Je tiens pour un miracle de voir, d'entendre et de marcher, celui qui m'aurait accompagné jusqu'au bout, qui m'aurait porté, lavé, soigné et sans doute guéri n'est plus là. Je dois admettre que contrairement à ce qu'il me faisait croire, je ne suis pas immortel. Je l'ai été dix-huit ans, ce n'est pas mal. Mon "orgueilleuse solitude" est peuplée de souvenirs, les visiteurs qu'elle n'effraie pas sauront m'en distraire parfois.

Lentement, place de l'église de Pascal Sevran.
6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 10:39

C'est une triste nouvelle pour Georges Moustaki. L'interprète du Métèque vient de perdre son ami et auteur de chansons Joël Holmès.

D'origine roumaine, Joël est arrivé en France à l'âge de six ans, en 1934. Le jeune garçon doit alors apprendre très vite à se débrouiller seul en raison de la déportation de ses parents par les allemands, alors qu'il n'est qu'un adolescent. Après plusieurs petits boulots, il décide de se concentrer sur le théâtre, puis sur la chanson. Ainsi, dès 1954, il chante dans des cabarets pour se faire connaître et devient ami avec Georges Moustaki, Maurice Fanon ou encore Jean Ferrat. Des amis avec lesquels il travaillera puisqu'on doit à Holmès La mer m'a donné co-écrite avec Moustaki ou encore Jean-Marie de Pantin co-écrite avec Maurice Fanon.

Joël terminera néanmoins sa relation avec la musique en 1965, en publiant son ultime disque lorsque la vague yé-yé arrive en France. Feu Pascal Sevran avait ré-édité quelques unes de ses chansons en 1990.

Joël Holmès est décédé mercredi, à l'hôpital Henri Mondor de Créteil, à l'âge de 81 ans. Georges Moustaki, lui même, malade est certainement particulièrement peiné.

5 septembre 2009 6 05 /09 /septembre /2009 04:05
Bonjour à tous, Amis de Pascal, je vous souhaite une bonne rentrée .

Le 5 septembre 2004, Pascal préparait lui aussi sa rentrée comme un bon élève :
 
" Dernier dimanche de l'été ici où je viens de vivre deux mois sans jamais m'ennuyer sinon de lui. Mon cartable est prêt pour la rentrée. Ne rien oublier surtout. Classer les pages de ce manuscrit que je ferai photocopier pour l'envoyer à Marie qui l'attend, mettre à jour mon répertoire téléphonique, consulter mon agenda, choisir la chemise et le pantalon que je mettrai demain. J'ai toujours fait ça : mettre de l'ordre avant la classe. Tout l'après-midi j'ai retrouvé mes gestes d'écolier méticuleux. Ne rien laisser au hasard.
Je chantais à midi à la télévision une chanson d'Aznavour qui dit : "le hasard parfois fait bien les choses " C'est vrai, mais je m'en méfie. Que me réserve l'année qui commence ? Quel chagrin vais-je devoir affronter ? Je pourrais me dire que l'automne arrive, que mes musiciens m'attendent, que les cloches de l'église résonneront à Noël, mais c'est plus fort que moi, c'est une autre musique que j'entends, d'autres couleurs que je vois. Alors, je range, j'organise, je me prépare. Je n'en finis pas de me préparer. A quoi, sinon à la mort ? Le moment viendra où l'écriture de ce journal ne suffira plus à calmer mon tourment."
 
Et l'on retrouve le Pascal rigoureux, son goût de l'ordre, faire les choses le mieux possible. Ce besoin de se rassurer, la crainte du lendemain, et peut-être l'angoisse de ne plus savoir calmer son chagrin, celui qui ne le quitte plus depuis le départ de Stéphane.

Merci à Marianne, Lise et Emma, cette lettre me touchait, je suis heureuse qu'elle  vous ai fait plaisir.

Je vous adresse à tous mon amical souvenir.
Annie
4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 15:10
1 La vie sans lui

Quatre mois aujourd'hui. Il y a déjà un siècle qu'il me manque, je le cherche partout, j'attrape ici un sourire de lui, là un geste de ses belles mains dans ses cheveux, je sens ses bras autour de mon cou. Je chasse comme je le peux d'autres images sombres qui me sautent au visage et au coeur, en rafales. Je m'accroche à ses chemises, à son peignoir, à des riens qu'il avait posés là sur son bureau ou dans sa chambre. je n'ai pas le courage d'ouvrir son agenda où il aimait tant noter ses rendez-vous d'artistes et nos départs à Morterolles.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 19:35

N'oublions pas que Pascal a joué dans les secrets professionels du Docteur Apfelglück en 1991 aux côtés entre autre de Thierry Lhermitte, Jacques Villeret, Martin Lamotte et Charlotte de Turckheim.

31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 14:06
3 On dirait qu'il va neiger


Bertrand (Delanoë, ndlr) ne se trompe pas. Il m'a lu, il m'a vu bouleversé dans les bras de Stéphane, je l'ai connu moins flambant. Nous vivrons seuls. c'est le prix à payer de notre exigence commune, mais il nous en coûterait bien plus cher d'y renoncer. Ni lui ni moi ne nous ennuyons dans la vie, la solitude n'est pas une épreuve, plutôt une victoire sur nos peurs.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

29 août 2009 6 29 /08 /août /2009 04:50
5 On s'ennuyait le dimanche


Il m'écrivent : "Je vous aime", les moins timides sont plus précis et, de toute évidence, ils n'ont pas l'intention d'en rester là. Leurs lettres, quatre ce matin, ne sont pas de malades (ceux-là se repèrent de loin), non, ils m'écrivent : "je vous aime", et beaucoup d'autre choses encore, intimes et tendres, naïves aussi qui me laissent songeur. Ils sont un peu perdus, pas tous, plutôt bons élèves.

Que j'aie mon âge ne semble pas du tout les intimider. Ils habitent chez leurs parents, le plus souvent, me donnent leurs adresses, si je voulais bien leur répondre, parfois avec une copine ou un copain " un peu jaloux de vous, faut le comprendre."

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.


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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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