10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 11:00
Chanson écrite et composée par Charles Trenet en 1971 et utilisée à partir de 1984 pour l'émission la Chance aux chansons.

"La chance
Aux chansons
La France
A raison
D'aimer ces musiques, ces poèmes
Ils viennent
Dans nos cœurs
Y mènent
En douceur
Une existence un peu bohème
Et tant de souvenirs que l'on croyait incertains
S'éveillent en beau matin
Dans un refrain
Alors nous disons
En tout saison
Il faut donner la chance aux chansons !
Il faut donner la chance aux chansons !
Tu te souviens de celle
Qui répétait toujours
Que la vie était belle
Au temps de tes amours
Elle revient légère
Sur l'aile du printemps
Pour te parler ma chère
De nos vingt ans
La chance
Aux chansons
On danse sans façon
Au rythme des beaux jours qui passent
Mais les jours passés
Revivent on le sait
Dans un pays que rien n'efface
On garde le meilleur
Tout en berçant les regrets
Alors la joie demeure
Dans un couplet
Et redisons
La vie a du bon
Il faut donner la chance aux chansons !
Il faut donner la chance aux chansons !"

10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 08:36
2 Des lendemains de fêtes


Si l'amour ne va pas sans désir au moins un temps, le désir n'est pas l'amour. Il s'agit de ne pas s'emballer. La confusion est permise à vingt ans, inévitable ; après quoi on n'a plus d'excuse.
Le désir n'est pas tout qui nous laisse le plus souvent désolés, sauf s'il précède l'amour, ce qui est assez extraordinaire. Il faut régler au plus vite la question du désir pour n'avoir plus à s'occuper que de l'amour.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 13:01

8 La mélancolie des fanfares
Sur l'amitié, inépuisable sujet de conversation, motif inévitable de contrariétés, illusions perdues, dans tous les cas, ceci de Chamfort : "Dans le monde vous avez trois sortes d'amis, vos amis qui vous aiment, vos amis qui ne se soucient pas de vous et vos amis qui vous haïssent."

Le style reste sur l'estomac, mais la pensée, pour désespérante qu'elle soit, est très juste.
Comme en écho, la confidence de Mitterand à Attali à propos d'un ami quémandeur qu'il s'apprêtait à recevoir à l'Elysée : " De deux choses l'une, ou je refuse de lui rendre service et il me haïra, ou je lui rends service et il me haïra encore plus."
On ne fait pas plus lucide. Que nous reste-t-il à nous qui ne sommes pas méchants :l'indifférence ?
Oui, hélas Attali, qui rapporte la parole du Président aussi clairement qu'il l'a entendue, nous le confirme : "L'indifférence était sa façon de détester, l'oubli sa manière de faire mal, le silence sa façon de dire du mal." 

La mélancolie des fanfares de Pascal Sevran.
7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 10:03

Bonjour à toutes et à tous,

Je pense que le meilleur moyen de rendre Pascal "vivant" est de le relire ... C'est ce que je fais en ce moment car pour moi, Pascal est toujours vivant .. Je cite juste quelques mots de lui écrits depuis son Ile Saint-Louis : "Paris le 24 février 2005 Bientôt minuit. Je ne sais pas écrire si tard. Je n'écris jamais la nuit, je griffonne parfois à tâtons des mots pour mémoire. J'ai éteint le salon. Je suis seul. Les lumières de la ville sur la rive gauche de la Seine éclairent mon théâtre intime. L'Italien au coin de la rue de Bièvre ne tardera pas à tirer son rideau, la rue de Bièvre m'obsède. Tant de dimanches ... Mon dernier regard avant d'aller dormir est pour elle. La dernière péniche passe au feu rouge du quai de Montebello. Je reste le front collé à la vitre où se découpent dans le même élan le Panthéon, Notre Dame et la tour Eiffel. Le ciel est si bas qu'il avale la tour Montparnasse. Tout est bien."
Le Privilège des jonquilles. 

Claudine

7 août 2009 5 07 /08 /août /2009 09:23
2 Des lendemains de fêtes


Mon bureau sera tendu de velours rouge comme les music-halls et les bordels d'autrefois. Je ne peux plus supporter le gris et le noir si modernes qui dominent cette pièce ouverte sur la nature où j'ai passé des milliers de jours et d'heures à écrire, heureux vraiment, malheureux définitivement.

Des lendemains de fêtes de Pascal Sevran.

5 août 2009 3 05 /08 /août /2009 12:05
5 On s'ennuyait le dimanche


Quand la panique s'empare de moi, que mes neurones s'emballent, il me faut un visage, une voix, une oreille, quelqu'un pour me calmer. Il y a, autour de moi, trois ou quatre intimes qui le pourraient. Stéphane m'avait suggéré de faire publier une petite annonce ainsi rédigée : "Recherche jeune médecin bien de sa personne pour s'occuper de moi à temps complet et plus si affinités." C'était lui mon médecin. Je ne guérirai jamais de lui. Il y a cinq ans aujourd'hui, je l'embrassais pour la dernière fois sur son lit d'hôpital.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:26

Comment imaginer que ce qui était à l'origine de ce blog un espace de discutions, et d'échanges concernant notre cher ami, est il devenu au fil du temps un vaste désert, ou apparemment plus personne n'a rien a dire.

Au dire de Ronan, ce site est trés regardé, mais peu s'exprime. Quel dommage, et même si l'on a l'impression de mal s'exprimer, cela m'arrive car je veux aller trop vite, quel importance, le principal étant de laisser un témoignage, même petit, je n'ose pas croire que tous les amis de Pascal, d'un seul coup n'ont plus rien à dire.
J'enrage de voir un tel gâchis. Tous les jours que Dieu fasse, une lecture, une anecdote, une chanson, une publicité sur le Limousin me ramène prés de Pascal, il faut vraiment que j'arrive " a faire le deuil " comme on dit maintenant, sans passer par ce blog qui ne m'amène plus rien, mais plus rien du tout malheureusement.

Cordialement a vous. 

Martine
3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:10
3 On dirait qu'il va neiger


Demain je serai de nouveau à l'ombre de lui. Je rentre à la maison. L'été me serait insupportable ici où il n'est pas, où il n'a jamais été. Je rentre à Morterolles, c'est-à-dire chez nous, où il m'attend sous son chapeau de paille blanc à larges bords, une marguerite entre les dents. Il l'enlèvera pour m'embrasser et la posera sur mon oreille. Il aura fait couper ses cheveux très court, et retrouvé le maillot violet que je cherche depuis trois ans et qui lui va si bien. Je lui dirai qu'il fait trop chaud, il imitera le chant du coq pour se moquer de moi en accrochant ses longs bras autour de mon cou, et nous serons heureux  d'être en vie.
A l'ombre de lui, à ma place, je n'avais à me plaindre de rien. Nous nous suffisions. Notre amour n'était pas imaginable, nous n'avions rien à craindre, ni de nous ni du monde. Nous étions disposés à l'ordre éternel des choses et du temps.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 18:58
1 La vie sans lui

La droiture ! Ce n'est pas une qualité pour moi, c'est un devoir qui devrait être naturel à chacun, on peut être droit sans être gentil.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 15:21

6 il pleut, embrasse moi
Et les cloches de l'église qui ne sonnent plus. Il me semble pourtant les entendre, au loin dans mon silence. Quelle heure est-il exactement ? J'ai dîné seul sur la terrasse. Christiane m'avait laissé des blinis et du saumon. J'ai bu de la vodka et je me demandais : quelle heure est-il dans ma vie ? Sur cette terrasse à l'ombre du tilleul et des lilas, les derniers beaux soirs remontent à lui. Tous les étés de sa jeunesse ici se confondent maintenant avec le temps qui passe.

Il pleut, embrasse moi de Pascal Sevran.

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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