3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:26

Comment imaginer que ce qui était à l'origine de ce blog un espace de discutions, et d'échanges concernant notre cher ami, est il devenu au fil du temps un vaste désert, ou apparemment plus personne n'a rien a dire.

Au dire de Ronan, ce site est trés regardé, mais peu s'exprime. Quel dommage, et même si l'on a l'impression de mal s'exprimer, cela m'arrive car je veux aller trop vite, quel importance, le principal étant de laisser un témoignage, même petit, je n'ose pas croire que tous les amis de Pascal, d'un seul coup n'ont plus rien à dire.
J'enrage de voir un tel gâchis. Tous les jours que Dieu fasse, une lecture, une anecdote, une chanson, une publicité sur le Limousin me ramène prés de Pascal, il faut vraiment que j'arrive " a faire le deuil " comme on dit maintenant, sans passer par ce blog qui ne m'amène plus rien, mais plus rien du tout malheureusement.

Cordialement a vous. 

Martine
3 août 2009 1 03 /08 /août /2009 12:10
3 On dirait qu'il va neiger


Demain je serai de nouveau à l'ombre de lui. Je rentre à la maison. L'été me serait insupportable ici où il n'est pas, où il n'a jamais été. Je rentre à Morterolles, c'est-à-dire chez nous, où il m'attend sous son chapeau de paille blanc à larges bords, une marguerite entre les dents. Il l'enlèvera pour m'embrasser et la posera sur mon oreille. Il aura fait couper ses cheveux très court, et retrouvé le maillot violet que je cherche depuis trois ans et qui lui va si bien. Je lui dirai qu'il fait trop chaud, il imitera le chant du coq pour se moquer de moi en accrochant ses longs bras autour de mon cou, et nous serons heureux  d'être en vie.
A l'ombre de lui, à ma place, je n'avais à me plaindre de rien. Nous nous suffisions. Notre amour n'était pas imaginable, nous n'avions rien à craindre, ni de nous ni du monde. Nous étions disposés à l'ordre éternel des choses et du temps.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

2 août 2009 7 02 /08 /août /2009 18:58
1 La vie sans lui

La droiture ! Ce n'est pas une qualité pour moi, c'est un devoir qui devrait être naturel à chacun, on peut être droit sans être gentil.

La vie sans lui de Pascal Sevran.

30 juillet 2009 4 30 /07 /juillet /2009 15:21

6 il pleut, embrasse moi
Et les cloches de l'église qui ne sonnent plus. Il me semble pourtant les entendre, au loin dans mon silence. Quelle heure est-il exactement ? J'ai dîné seul sur la terrasse. Christiane m'avait laissé des blinis et du saumon. J'ai bu de la vodka et je me demandais : quelle heure est-il dans ma vie ? Sur cette terrasse à l'ombre du tilleul et des lilas, les derniers beaux soirs remontent à lui. Tous les étés de sa jeunesse ici se confondent maintenant avec le temps qui passe.

Il pleut, embrasse moi de Pascal Sevran.

26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 18:27

Dernière étape, revisite de Morterolles, ou rien n'a changé.

L'église est toujours ouverte aux visiteurs, la boîte d'allumettes est toujours là, un peu humide, pour allumer un cierge à qui le souhaite.
Le parc s'étale devant nous,  impeccable, aucune inquiétude a avoir, cher Pascal, votre soucis de l'ordre et de la propreté sont toujours de mise dans ce coin de campagne que vous aimiez tant avec Stéphane. 
Merci cher Pascal, par intermédiaire interposé, de nous avoir appris  à vous aimer.
Nous espérons que notre témoignage aura donné l'envie à d'autres personnes , de connaître un peu plus l'homme exceptionnel que vous étiez.
 
En attendant de revenir sur vos terre, car c'est sûr nous reviendrons, nous allons continuer de vous découvrir en lisant vos livres.
Vous ne trichez jamais dans vos livres, cela se sent, et c'est le meilleurs moyen de bien vous connaître.
Ces vacances a la campagne ont été un véritable enchantement, une certaine magie se dégage de ces lieux, et quand on nous demandera ou l'on a été en vacances, on se fera un plaisir de répondre, nous, dans le Limousin, " ils sont fous ces Alsaciens ".
Martine.


25 juillet 2009 6 25 /07 /juillet /2009 18:21
5 On s'ennuyait le dimanche


C'est un cauchemar, ces gens autour de nous, partout, qui nous collent. Certains mêmes nous embrassent, nous jurent leur affection indéfectible et le reste.
Ils sont de nos voisins, de notre famille, de nos amants, ils travaillent avec nous. On peut compter sur eux. On peut compter sur eux, c'est sûr. Pendant la guerre, ils auraient  dénoncé les Juifs à la Gestapo.
Un jour cette affreuse certitude nous étreint. Un mot de trop au détour d'une phrase, un lapsus que l'alcool n'excuse pas, un regard en dessous, ils attendent que vous tourniez le dos, que vous trébuchiez, que l'histoire couvre leur abjection.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran

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23 juillet 2009 4 23 /07 /juillet /2009 15:56
3 On dirait qu'il va neiger


Les pousses vert tendre aux bouts des branches des sapins, le tremblement d'une feuille de peuplier sur l'eau noire de l'étang, le chant des oiseaux, la fragilité des agneaux ; tout me ramène à lui. Si je parle aux chevaux : c'est de lui encore.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

22 juillet 2009 3 22 /07 /juillet /2009 10:25

 


Dernières nouvelles de mes vacanciers du Limousin. La magie est toujours au rendez vous; tous les jours ils traversent

Les canards sont toujours nombreux sur le petit lac qui attendent les morceaux de pain qu'on leur jette généreusement, bref, tout est calme et serein, la fameuse maison bleue que Pascal, et Stéphane voulait acquérir, elle aussi monte la garde face au cimetière.
Prochaine étape Morterolles, je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Martine

Saint-Pardoux.  De nombreuses marques " d'amour " depuis notre dernier passage ont été déposées, preuve que l'on oublie pas notre cher Pascal, et les siens.
21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 15:30

5 On s'ennuyait le dimanche
Je n'ai pas fait mon deuil, pas admis l'inadmissible.
Je fais un effort surhumain pour donner le change en société. Au plus fort de mes comportements, aux plus beaux de mes sourires, je reste l'homme blessé qui se débat comme le poisson dans la main du pêcheur qui va l'étouffer.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

19 juillet 2009 7 19 /07 /juillet /2009 08:55

souvenirs.jpg
Je n'oublie rien, ni personne. C'est plus fort que moi. Je n'ai jamais fait mon âge, je veux dire que ma mémoire est plus ancienne que mes joues qui furent rondes longtemps après ma première dent.
...
Après tout cela, j'ai commencé à grandir. Il était temps ! Averti des choses de la vie, ou presque, je croyais qu'il ne pouvait rien m'arriver de mieux. Je me trompais. A trente ans et des poussières, tout est possible.

Souvenirs particuliers de Pascal Sevran.

Présentation

  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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