16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:34

Les petits bals perdus

Les allées et venues dans nos vies, comme dans un moulin, d'hommes et de femmes dont nous fûmes proches, voire intimes hier encore, ne laissent pas de me stupéfier. le même qui vous propose d'arriver tout de suite (pour quoi faire ?), l'autre qui vous écrit qu'elle ne cesse de penser à vous, ceux-là s'évaporent sans la moindre explication. Il s'étonneraient qu'on leur en fasse le reproche. L'inconstance des sentiments chez la plupart des êtres humains tient à leur propre névrose d'échec. ils ont des sincérités successives et contraires. On a beau prétendre être revenu de tout, et l'être un peu, on ne s'habitue pas si facilement à la médiocrité de ceux que nous aimions.

Les petits bals perdus de Pascal Sevran.

16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:31

Bonjour Marianne, Paola, Nathalie et vous tous amis de Pascal.

Comment expliquer la place prise par Pascal dans nos vies. Impossible. Les jolis mots de Nathalie disent le chagrin de l'absence, Marianne se souvient... à l'heure où beaucoup oublie. Paola regrette ses livres. Nous sommes encore quelques personnes à ressentir ce manque de Pascal. Et moi, comme vous je regrette ses mots bleux dans ma boite à lettres, son sourire, sa gentillesse et son attention jamais démenties. Je pense à lui, je pense à vous tous qui venez déposer quelques mots sur ce blog, afin que sa mémoire perdure. Je vous embrasse en souvenir de lui.

Annie

27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 20:46

le 27 aout 2007, il disait :

Dix-huit heures trente. La lumière s'apaise sur Morterolles, quelque chose de moins brutal va commencer : l'automne. J'attends toujours cette saison avec gourmandise. Je continue à penser qu'il ne peut m'arriver que ds choses gentilles en automne, contre l'évidence meme. Stéphane et mon père sont partis en octobre, je suis né en octobre, et alors ? Ce mois-là ne me protège pas des chagrins. Je le sais, mais ne veux pas l'admettre.

Vos mots nous manquent tant cher Pascal.

Paola

Les petits bals perdus. journal posthume.

27 août 2011 6 27 /08 /août /2011 07:41

Moi aussi Nathalie, je pense à lui tous les jours, tout est tellement injuste, et ce métier d'une telle ingratitude... Mais où donc sont passés tous ses "amis" !!! Rien, pas d'hommage, pas d'émissions, mais dans nos coeurs et nos mémoires il est toujours tellement présent au quotidien... je m'ennuie de toi Pascal, de ta voix, de tes mots tendres, de tes moqueries, je n'arrive toujours pas à réaliser ni à combler cet immense vide que tu as laissé...

Ses mots divers et variés qu'il aimait au quotidien kouglof, grenat... Ses bouquets orangés... Tout est présent, même Idole ce sacré garnement...

Je vous embrasse tous les amis "à tout de suite..."

Marianne

26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 13:03

A Pascal,


Qu'est ce que tu veux que je dise ?
Que tout est fini, que tu ne reviendras plus , que tu manques beaucoup.
Que tu es parti trop tôt .
Que tu es un ange qui envoie la pluie sur les roses .
Ton départ est une erreur, une défaite.
De ne pas te pleurer est impensable.
Je ne t'oublie pas et je pense à toi chaque jour.

Nathalie

1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 20:50

En écho à la propre histoire sentimentale de la chanteuse, mais aussi à l'affaire Gabrielle Russier, ce tube apparaît comme un signe du destin.

Elle venait d'avoir quarante et un ans. Plus de deux fois dix-huit ans, lorsque, le 17 janvier 1974, sortit ce disque phénoménal, sur lequel figuraient deux chansons qui allaient encore accélérer la carrière d'une artiste pas tout à fait taillée pour la gloire et la lumière. Qui se souvient qu'à côté de Gigi L'Amoroso figurait Il venait d'avoir dix-huit ans, deux tubes qui amplifièrent la renommée d'une chanteuse déjà au zénith ?

 

Dalida était belle, elle avait acquis au fil du temps une assurance certaine sur les scènes des music-halls et des théâtres où la conduisaient de longues tournées. Elle s'imposait aussi sur les plateaux de télévision, ravissante, sensuelle, assez à l'aise avec tout ce qu'exige de comédie l'art de la chanson. Rayonnante et faite au tour, affectionnant les fourreaux et les décolletés qui mettaient en valeur sa plastique de petite déesse au format de Tanagra, Dalida cachait son chagrin. Elle s'exprimait peu, fuyait les rencontres avec les journalistes et même les compositeurs et paroliers qui rêvaient qu'elle interprète une de leurs chansons.

Lorsqu'un soir de 1973, Pascal Auriat et Pascal Sevran se retrouvèrent à dîner chez la star qu'on disait alors inaccessible, rue d'Orchampt, à Montmartre, ils ne pensaient pas du tout à lui proposer ce qui allait devenir l'un de ses plus grands succès, Il venait d'avoir 18 ans.

Ils n'auraient jamais osé. Ils avaient d'ailleurs pensé à quelqu'un d'autre lorsqu'ils l'avaient écrite ensemble. Mais ce soir-là, Iolanda Cristina n'a le cœur à rien. Rien ne lui plaît, elle écarte d'un geste las toutes les propositions des amis qui ont pourtant dix chansons dans leur besace. À l'époque, le répertoire de Dalida est plutôt du côté de la grande chanson populaire. Elle a rêvé d'être comédienne, de faire du cinéma. Elle ne sait pas encore qu'elle deviendra la plus mélodieuse des tragédiennes. Elle a baigné dans un univers musical. Son père, qui mourra très jeune (1904-1945), est premier violon à l'Opéra du Caire. Elle sait chanter, elle a une très bonne oreille. Mais c'est sa beauté qui frappe d'abord et c'est en devenant Miss Égypte 1954 qu'elle connaît les premiers feux de la célébrité… Elle tourne quelques films de série B avant de venir à Paris. Dans sa famille, on a toujours eu le culte de la France et ses rêves sont aussi brillants que la Ville lumière.

Intelligente et volontaire, elle comprend très tôt que le 7e art n'est pas pour elle. Le temps est aux blondes solaires et sensuelles comme Brigitte Bardot. À la Villa d'Este, elle chante et Bruno Coquatrix va la repérer. Elle se fait alors appeler Dalila. Le patron de l'Olympia lui propose de participer à un concours de jeunes talents. Dans la salle, il y a Eddie Barclay, mais surtout Lucien Morisse, subjugué immédiatement par cette Cléopâtre rieuse. En août 1956 sort son premier disque, une reprise d'Amalia Rodrigues. Mais il faudra attendre Bambino, et les rotations intensives sur les ondes d'Europe 1, pour que celle qui se nomme désormais Dalida soit enfin reconnue.

Près de vingt ans passent. La gloire est au rendez-vous, mais sa vie personnelle est profondément tragique. C'est comme si Iolanda avait répété avec des hommes plus âgés qu'elle la première blessure, celle de la disparition prématurée de son père. Autour d'elle, les hommes se suicident.

 

Dalida, à Paris, en mai 1985. (AFP)
Dalida, à Paris, en mai 1985. (AFP)

 

En 1973, lorsque les deux jeunes Pascal, Sevran et Auriat, lui proposent timidement Il venait d'avoir dix-huit ans, qu'ils ont écrite avec Serge Lebrail, elle sait qu'elle ne doit pas refuser ce qu'elle prend pour un signe. En 1967, alors qu'elle vient de rater un suicide après que l'homme qu'elle aimait, Luigi Tenco, s'est tiré une balle dans la tête, elle a une aventure avec un jeune étudiant romain, Lucio… Il a à peine 18 ans. Elle n'en a que trente-quatre. Elle est enceinte. Choisit d'avorter. L'opération la rend stérile. C'est à cette tragédie-là qu'elle pensera en chantant cet impossible amour. Elle a en tête aussi - elle le dira à quelques proches - l'affaire Gabrielle Russier. Ce professeur de trente ans eut une aventure avec un de ses élèves, fut condamnée et se suicida. Interrogé lors d'une conférence de presse, le président Pompidou avait cité Eluard. «Comprenne qui voudra, moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés.» Ces mots eurent un retentissement profond pour Dalida.

Mais elle n'avait pas imaginé l'écho inouï de la chanson devenu aujourd'hui l'un des tubes préférés des cabarets et des travestis. En 1974, Il venait d'avoir dix-huit ans est numéro 1 dans neuf pays et son interprète, qui l'a enregistrée en plusieurs langues, reçoit énormément de récompenses: Académie du disque Charles Cros, Oscar mondial. Le texte de la chanson, qui commence par «Il venait d'avoir dix-huit ans/Il était beau comme un enfant/Fort comme un homme», cite la grande référence des amours des femmes mûres avec de très jeunes gens, Le Blé en herbeLe roman de Colette(1932), le film de Claude Autant-Lara avec Edwige Feuillère et Pierre-Michel Beck (1954) sont d'évidentes références, à l'époque. Aujourd'hui, on parle de «cougars», terme qu'aurait haï Iolanda.

Demeurent pour toujours deux minutes cinquante d'une mélodie entêtante et, accessibles sur Internet, plusieurs interprétations filmées de Dalida, bouleversante et digne, «J'ai mis de l'ordre dans mes cheveux,/Un peu plus de noir sur mes yeux,/Par habitude,/J'avais oublié simplement/Que j'avais deux fois 18 ans.»

Le Figaro.

1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 20:44

On dirait qu'il va neiger

La douleur qui s'accroche à mon bras droit au niveau du coude m'épuise. On me recommande un marabout, des tisanes d'orties et Françoise tient à ma disposition des huiles essentielles. je suis défait (ma mère prétend qu'il ne m'en faut pas beaucoup), l'énergie me manque alors que je dois répondre à dix problèmes d'intendance par jour. Si Stéphane était là, il m'aurait rassuré, donc guéri. Ses mains ! Qu'il les pose sur moi, je n'avais plus mal. Ce miracle c'est l'amour même.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

24 juillet 2011 7 24 /07 /juillet /2011 20:26

Bonjour,


C'est en cherchant l'année où Isabelle (Aubret) a fait la 1ère partie des Compagnons de la chanson en tournée puis à Bobino que je suis arrivée sur votre blog.

Je co-anime un blog dédié aux Compagnons et nous ne manquons jamais, lorsque nous mettons en ligne une vidéo de Fred Mella à la Chance aux chansons de citer Pascal Sevran pour son amour de la chanson française, son respect pour les artistes ( même passés de mode dans les médias mais pas dans le coeur de leurs admirateurs) et pour le public auquel ses émissions manquent.

Belle initiative que ce blog, que je reviendrai visiter plus longuement.

6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:28

25 juin 2011 6 25 /06 /juin /2011 23:45

Bonjour chers amis,

Je pense à Pascal Sevran, chaque jour, je n'espère plus un hommage à la mémoire de Pascal Sevran à la télévision, ni la sortie d'un très beau livre souvenir avec ses plus belles photos, son parcours professionnel exceptionnel, ses plus beaux succès ainsi que ceux de Stéphane Chaumont,
qui me comblerait. Cela ne m'empêche pas de ne pas oublier Pascal Sevran à chaque instant.

Nous avons ses livres, ses disques, ses émissions télé enregistrées que certains doivent posséder, et bien sûr ce blog et la page facebook.

Je remercie les deux personnes qui persistent et signent pour perpétuer sa mémoire, et qui forcent mon admiration ; Ronan et Annie.

Je pense aussi à Stéphane Chaumont parti trop tôt lui aussi. Toute une époque. Nous sommes un petit nombre à ne pas les oublier, à continuer à les aimer.

Grâce à Pascal Sevran, après son départ, j'ai rencontré une Amitié rare, celle dont chacun rêve, moi, j'ai eu cette chance ; accueillir une véritable amitié durable, sincère, authentique.

Pascal Sevran, je vous garde dans mon cœur.

Je vous embrasse tous chers amis fidèles à Pascal. Marie-Pierre.

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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