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Pascal Sevranétait hier à Bruxelles pour parler du quatrième tome de son journal intime

BRUXELLES Il y a trois ans, Pascal Sevran cassait l'image réductrice que l'on pouvait avoir de lui à la télé en publiant La vie sans lui, un journal intime bouleversant dans lequel il révélait les 18 ans d'amour qu'il avait vécus avec l'homme de sa vie, Stéphane, décédé en 1998. Le livre s'était vendu à 200.000 exemplaires et avait offert à son auteur la reconnaissance des milieux littéraires, mais aussi du grand public, qui découvrait une autre facette de sa personnalité. Depuis, chaque année, il publie chez Albin Michel un nouveau chapitre de ce journal intime. Hier, il était à Bruxelles pour parler du quatrième tome, Lentement place de l'église, qui en un mois s'est déjà écoulé à 70.000 exemplaires.

La mémoire de Stéphane est toujours aussi présente dans ce nouveau tome. Vous écrivez que l'amour ne passe qu'une fois...
«Je crois que c'est vrai. En tout cas, pour moi, il n'est passé qu'une fois.»

Vous ne pourriez plus aimer quelqu'un d'autre de la sorte?


«On ne peut jurer de rien. Mais je ne suis pas disposé à ça.»

Sheila affirme à ce propos que vous refusez l'amour d'où qu'il vienne. Et on a effectivement l'impression qu'en cultivant à ce point le souvenir de Stéphane, vous faites en sorte de ne pas être disposé à tomber à nouveau amoureux...

«Ce n'est pas faux. Mais étant donné que Stéphane a occupé tant de place dans ma vie et maintenant dans mon oeuvre, je ne renoncerai pas à lui pour un autre.»

Vous décrivez cependant dans votre livre vos aventures avec d'autres hommes...

«Je m'accorde quand même quelques divertissements charmants. Comme disait Jacques Brel, il faut bien que le corps exulte. Pour le reste, on ne cherche pas l'amour comme on cueille des champignons !»

Les descriptions de vos liaisons sont parfois corsées. Quelles limites vous imposez-vous?

«Je ne raconte pas tout! J'ai même enlevé certains éléments pour ne pas trop la ramener. Mais si je ne parle pas de quelques conquêtes amusantes, ce n'est plus un journal. On finit par écrire pour ne rien dire. Je mets donc le sel qui convient dans ces passages pour donner de la chair aux choses. Cela étant dit, je pense que ce livre est plein de pudeur...»

Votre livre est très travaillé au niveau de l'écriture, chaque mot semble pesé. Comment procédez-vous?

«De façon naturelle. Je me lève, je prends mon petit déjeuner et si je ne suis pas pris par mes activités à la télé, je peux écrire 8 heures d'affilée, sans bouger de mon bureau! Mais il n'y a pas de travail de réécriture. Je suis dicté par mes émotions.»

Vous tenez dans votre livre des propos parfois durs pour les femmes. Dès la première page, vous regrettez qu'elles ne tricotent plus! Vous n'êtes pas un peu misogyne?

«Pas du tout. D'ailleurs, j'écris aussi que «les femmes comprennent tout, quel désastre que nos vies sans elles». En revanche, j'aime bien qu'elles ressemblent à de vraies femmes! Je n'aime pas les femmes adjudants ou catcheuses. Ma sévérité est à la mesure de mon exigence envers elles.»

Le succès de Bruel avec des titres des années 30 doit vous ravir...

«Bien sûr, c'est une revanche incroyable. Ça me donne raison. On s'est moqué de mon goût pour les chansons anciennes. Le disque de Patrick prouve qu'une bonne chanson est une bonne chanson, peu importe qu'elle ait 6 mois ou 50 ans!»
Ronan

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  • : Le blog des Amis de Pascal Sevran
  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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