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Pascal Sevran nous parle du cinquième tome de son journal intime.

BRUXELLES Plus qu'un rendez-vous, c'est devenu un rituel. Chaque année, à la même époque, Pascal Sevran vient à Bruxelles pour parler de la suite de son journal intime, dont il a commencé l'écriture après la mort de Stéphane, l'amour de sa vie. Le cinquième tome, On s'ennuyait le dimanche, est fidèle aux précédents.

Fidèle, Pascal Sevran l'est aussi à lui-même. Lorsqu'il entre dans l'hôtel où doit se dérouler l'interview, sa première réaction est de demander que l'on coupe la musique. De la house! Le garçon s'exécute. On peut passer aux choses sérieuses.

Vous dévoilez beaucoup de votre vie privée. Mais est-ce qu'il y a des choses que vous ne dites pas ?
«Il y a les secrets inavouables que tout homme porte en lui ou ce qui relève du désordre intime. Le parti pris de l'exhaustivité n'existe pas.»

Quelles sont justement les limites de votre propre pudeur ?
«En fait, dans mes histoires de garçons, j'ai tendance à retirer certains éléments non par pudeur, mais plutôt pour qu'on ne m'accuse pas d'en rajouter ! Il y a des choses qui dépassent tellement l'imagination que les écrire paraîtrait exagéré.»

Comme dans vos précédents livres, vous lancez des piques qui vont à l'encontre du politiquement correct. Vous qualifiez soeur Emmanuelle «d'insupportable cabotine» .
«Il faut du courage pour écrire ça sur l'une des femmes les plus populaires de France. Une sainte ne va pas parmi les gugusses à la télévision tutoyer le diable et le bon Dieu.»

Les écolos sont également dans votre collimateur...
«Ce sont des branquignols.»

José Bové vous tape sur les nerfs...
«Sa sainteté José Bové commence vraiment à m'agacer. Il n'est pas au-dessus des lois.»

Par contre, vous défendez Bardot !
«J'ai plutôt l'habitude de me mettre du côté des pestiférés. Je ne crie jamais avec la meute. Bardot a été la plus grande star du monde, elle a libéré la femme. Elle dit certes certaines choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord et je l'écris dans le livre. Mais je ne peux pas supporter qu'on lui tape dessus à tout bout de champ. Surtout qu'elle n'a pas tort dans tout ce qu'elle dit. La traiter d'homophobe alors qu'elle n'est entourée que de pédés, c'est grotesque ! Et puis, elle fait plein de choses gentilles dont elle ne se vante pas. Elle va voir les vieilles dames dans les hospices.»

Vous avez refusé de devenir chroniqueur dans 20 h 10 pétantes sur Canal+. Pourquoi ?
«Parce que je suis fatigué de me voir à la télé. D'un côté, c'est flatteur. Mais si je devais faire toutes les émissions qui me sollicitent, je passerais ma vie à la télé. C'est trop !»

C'est pour ça que vous vous êtes retiré de l'émission de Fogiel, où vous auriez dû aussi être chroniqueur ?
«Est-ce que j'ai une tête de chroniqueur ? Le fait est que je suis l'ami de Marc-Olivier Fogiel. Il m'avait demandé de venir le plus souvent possible dans son émission. Je lui ai dit qu'on verrait. Je suis venu à la première, comme je l'avais promis. Mais c'est tout. Je ne suis pas libre pour faire de la télé tous les dimanches. Y compris avec Marco que j'adore !»

Il ne vous en veut pas pour les allusions que vous faites à son homosexualité dans votre livre ?
«Quelles allusions ?»

Lorsqu'il évoque votre goût pour les livreurs de pizzas, vous écrivez qu'il vous reproche ce qui s'applique à lui ! C'est assez clair...
«C'est vrai, il me prête des fantasmes qui lui conviendraient parfaitement. Mais un journaliste du Point lui a demandé ce qu'il en pensait et il a répondu qu'il était d'accord avec tout ce qu'il y avait dans le livre.»

Ronan

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  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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