16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:46

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Vous sortez un best of. Est-ce l'heure du premier bilan ?

>> Ma signature (2006, ndlr) était mon dixième album. J'estimais que c'était un bon chiffre pour commencer à faire un bilan. Celui-ci dure depuis quelques années mais je n'avais pas trouvé le moment pour compiler les chansons qui ont été marquantes. Comme le dernier album (Blessée, ndlr) datait d'à peine un an, je ne voulais pas que la tournée ne soit pas accompagnée d'un nouveau disque. Mais on aurait été serrés dans le temps. Et c'est ma soeur Diane, ma grande complice et presque jumelle, qui m'a dit que c'était peut-être le moment de faire ce best of. 


Quel recul avez-vous sur vos vingt ans de carrière ?

>> C'est bizarre parce que je ne réalise pas tout ce qui s'est passé.
Parfois, je me force à regarder le chemin parcouru et j'ai conscience que c'est extraordinaire. Mais dans mon coeur, je suis encore à l'aube d'une carrière que je viens de commencer et qui reste à construire. Je ne me sens pas encore arrivée. Mon corps est celui d'une femme de 45 ans mais j'ai la même spontanéité sur scène. Je suis encore la petite fille de 23 ans qui débute et qui veut faire découvrir ses chansons avec la même impatience.

Peut-on dire qu'à vos débuts vous avez bénéficié d'un fantastique bouche à oreille ?
>> Complètement.
C'était incroyable et rapide. Quand je suis arrivée chez vous, j'avais une expérience de petites scènes depuis presque dix ans. Donc j'étais peut-être plus convaincante. Je suis passée très vite du Sentier des Halles à l'Olympia.

Charles Aznavour et Pascal Sevran étaient vos premiers fans...
>> Les deux m'ont donné un coup de pouce et ont été très présents pour dire de jolis mots sur moi. Cela a aidé le début de ma carrière, les gens ont écouté avec une autre oreille. Encore aujourd'hui, on entend : « C'est la protégée de Charles Aznavour ».

Êtes-vous surprise par l'extraordinaire fidélité de votre public ?
>> Je touche du bois, je veux que ça continue (rires). L'enthousiasme est toujours au rendez-vous. Je ne veux pas avoir une réaction de public face une artiste établie. C'est aussi pour ça que je laisse toujours de la place à des nouveautés dans mes spectacles. Contrairement à des artistes, j'ai un public qui n'est pas déçu quand je lui propose une nouvelle chanson en spectacle. Dans le prochain où je serai à la guitare accompagnée seulement d'un piano et de violons, il y aura d'ailleurs encore plus d'autodérision.

Combien de chansons dans vos tiroirs ?
>> Je ne peux même pas les compter (rires). Quand j'en commence une, je me donne toujours comme défi de la terminer même si je sais que je ne suis pas en train d'écrire la plus grande chanson au monde. Parfois, je me dis que je devrais faire un album où je sortirais mes anciennes chansons qui formaient mes premiers spectacles au Québec.

Chacun a sa chanson. Mais « Le plus fort c'est mon père » n'est-elle pas la plus fédératrice ?
>> C'est également ma chanson fétiche. Elle n'a jamais quitté mon répertoire. Je la chante encore et toujours avec autant d'émotion. Même si j'ai vécu d'autres choses depuis que je l'ai écrite, il y a la même intensité. C'est incroyable la manière dont les gens l'aiment alors que ce n'est pas une chanson qui a été numéro un à la radio. Et il y a désormais beaucoup de jeunes artistes qui la reprennent pour des concours. 

L'amour entre vos parents est-il exemplaire ?

>> Ce n'est pas évident de retrouver souvent des relations entre un homme et une femme comme celle de mes parents. C'est admirable de s'aimer de la sorte avec autant de respect.

Écrire est-il aussi vital que de chanter ?
>> Ne plus chanter serait épouvantable, me passer d'écrire serait juste impossible. C'est ma passion première, un bonheur égoïste que je dois pouvoir m'offrir sous peine d'étouffer ou de devenir dépressive. Quand on goûte à la scène, on reçoit une incroyable dose d'adrénaline et d'amour.

Vous disiez il y a une dizaine d'années : « J'écris pour me préparer au pire ». Est-ce toujours le cas ?
>> Absolument. Ce n'est pas négatif, c'est juste être consciente que tout peut nous arriver. On est à l'abri de rien dans la vie. Celle-ci est ponctuée d'obstacles et d'épreuves. Et parler de ça en chanson, c'est essayer pour moi de trouver de l'espoir dans la situation dite.

Comment expliquez-vous que ce qui touche à l'humain soit si viscéral chez vous ?
>> J'ai été élevée par des parents aimants. Ce n'était pas le vrai monde. Je ne pensais même pas que la violence existait, je connaissais très peu l'être humain et ses travers.
C'est en sortant de mon petit cocon familial que j'ai découvert tout ça. J'aime les gens et je ne juge pas. Je trouve que je ressemble à presque tout le monde : je vois les similitudes mais aussi à quel point nos épreuves ont été différentes.

Est-ce une discussion avec Patrick Sébastien qui vous a inspiré la chanson inédite « Pas de mot » qui évoque la douleur de perdre un enfant ?

>> Il m'avait invité dans Le plus grand cabaret du Monde. Dans sa loge, on discutait et tout d'un coup dans la conversation, il me dit (il a perdu un fils dans un accident de moto, ndlr) : « Tu sais, quand on perd ses parents on est orphelin, quand on perd sa femme on est un veuf et quand on perd son enfant il n'y a pas de mots ». À la fin de la conversation, il ajoute : « Je n'ai jamais écrit la chanson mais toi tu pourrais le faire ». Et dans l'avion du retour, je l'ai fait.

Certains vous taxent de féministe. Que leur répondez-vous ?
>> Je me sens femme mais pas féministe.
D'ailleurs dans ce prochain spectacle, vous verrez que je suis plus dure envers les femmes que les hommes. Il y a notamment une chanson qui s'appelle Femme au volant. Vous imaginez déjà ? (rires)

Nord Eclair - 17/09/2011

1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 20:50

En écho à la propre histoire sentimentale de la chanteuse, mais aussi à l'affaire Gabrielle Russier, ce tube apparaît comme un signe du destin.

Elle venait d'avoir quarante et un ans. Plus de deux fois dix-huit ans, lorsque, le 17 janvier 1974, sortit ce disque phénoménal, sur lequel figuraient deux chansons qui allaient encore accélérer la carrière d'une artiste pas tout à fait taillée pour la gloire et la lumière. Qui se souvient qu'à côté de Gigi L'Amoroso figurait Il venait d'avoir dix-huit ans, deux tubes qui amplifièrent la renommée d'une chanteuse déjà au zénith ?

 

Dalida était belle, elle avait acquis au fil du temps une assurance certaine sur les scènes des music-halls et des théâtres où la conduisaient de longues tournées. Elle s'imposait aussi sur les plateaux de télévision, ravissante, sensuelle, assez à l'aise avec tout ce qu'exige de comédie l'art de la chanson. Rayonnante et faite au tour, affectionnant les fourreaux et les décolletés qui mettaient en valeur sa plastique de petite déesse au format de Tanagra, Dalida cachait son chagrin. Elle s'exprimait peu, fuyait les rencontres avec les journalistes et même les compositeurs et paroliers qui rêvaient qu'elle interprète une de leurs chansons.

Lorsqu'un soir de 1973, Pascal Auriat et Pascal Sevran se retrouvèrent à dîner chez la star qu'on disait alors inaccessible, rue d'Orchampt, à Montmartre, ils ne pensaient pas du tout à lui proposer ce qui allait devenir l'un de ses plus grands succès, Il venait d'avoir 18 ans.

Ils n'auraient jamais osé. Ils avaient d'ailleurs pensé à quelqu'un d'autre lorsqu'ils l'avaient écrite ensemble. Mais ce soir-là, Iolanda Cristina n'a le cœur à rien. Rien ne lui plaît, elle écarte d'un geste las toutes les propositions des amis qui ont pourtant dix chansons dans leur besace. À l'époque, le répertoire de Dalida est plutôt du côté de la grande chanson populaire. Elle a rêvé d'être comédienne, de faire du cinéma. Elle ne sait pas encore qu'elle deviendra la plus mélodieuse des tragédiennes. Elle a baigné dans un univers musical. Son père, qui mourra très jeune (1904-1945), est premier violon à l'Opéra du Caire. Elle sait chanter, elle a une très bonne oreille. Mais c'est sa beauté qui frappe d'abord et c'est en devenant Miss Égypte 1954 qu'elle connaît les premiers feux de la célébrité… Elle tourne quelques films de série B avant de venir à Paris. Dans sa famille, on a toujours eu le culte de la France et ses rêves sont aussi brillants que la Ville lumière.

Intelligente et volontaire, elle comprend très tôt que le 7e art n'est pas pour elle. Le temps est aux blondes solaires et sensuelles comme Brigitte Bardot. À la Villa d'Este, elle chante et Bruno Coquatrix va la repérer. Elle se fait alors appeler Dalila. Le patron de l'Olympia lui propose de participer à un concours de jeunes talents. Dans la salle, il y a Eddie Barclay, mais surtout Lucien Morisse, subjugué immédiatement par cette Cléopâtre rieuse. En août 1956 sort son premier disque, une reprise d'Amalia Rodrigues. Mais il faudra attendre Bambino, et les rotations intensives sur les ondes d'Europe 1, pour que celle qui se nomme désormais Dalida soit enfin reconnue.

Près de vingt ans passent. La gloire est au rendez-vous, mais sa vie personnelle est profondément tragique. C'est comme si Iolanda avait répété avec des hommes plus âgés qu'elle la première blessure, celle de la disparition prématurée de son père. Autour d'elle, les hommes se suicident.

 

Dalida, à Paris, en mai 1985. (AFP)
Dalida, à Paris, en mai 1985. (AFP)

 

En 1973, lorsque les deux jeunes Pascal, Sevran et Auriat, lui proposent timidement Il venait d'avoir dix-huit ans, qu'ils ont écrite avec Serge Lebrail, elle sait qu'elle ne doit pas refuser ce qu'elle prend pour un signe. En 1967, alors qu'elle vient de rater un suicide après que l'homme qu'elle aimait, Luigi Tenco, s'est tiré une balle dans la tête, elle a une aventure avec un jeune étudiant romain, Lucio… Il a à peine 18 ans. Elle n'en a que trente-quatre. Elle est enceinte. Choisit d'avorter. L'opération la rend stérile. C'est à cette tragédie-là qu'elle pensera en chantant cet impossible amour. Elle a en tête aussi - elle le dira à quelques proches - l'affaire Gabrielle Russier. Ce professeur de trente ans eut une aventure avec un de ses élèves, fut condamnée et se suicida. Interrogé lors d'une conférence de presse, le président Pompidou avait cité Eluard. «Comprenne qui voudra, moi, mon remords, ce fut la victime raisonnable au regard d'enfant perdu, celle qui ressemble aux morts qui sont morts pour être aimés.» Ces mots eurent un retentissement profond pour Dalida.

Mais elle n'avait pas imaginé l'écho inouï de la chanson devenu aujourd'hui l'un des tubes préférés des cabarets et des travestis. En 1974, Il venait d'avoir dix-huit ans est numéro 1 dans neuf pays et son interprète, qui l'a enregistrée en plusieurs langues, reçoit énormément de récompenses: Académie du disque Charles Cros, Oscar mondial. Le texte de la chanson, qui commence par «Il venait d'avoir dix-huit ans/Il était beau comme un enfant/Fort comme un homme», cite la grande référence des amours des femmes mûres avec de très jeunes gens, Le Blé en herbeLe roman de Colette(1932), le film de Claude Autant-Lara avec Edwige Feuillère et Pierre-Michel Beck (1954) sont d'évidentes références, à l'époque. Aujourd'hui, on parle de «cougars», terme qu'aurait haï Iolanda.

Demeurent pour toujours deux minutes cinquante d'une mélodie entêtante et, accessibles sur Internet, plusieurs interprétations filmées de Dalida, bouleversante et digne, «J'ai mis de l'ordre dans mes cheveux,/Un peu plus de noir sur mes yeux,/Par habitude,/J'avais oublié simplement/Que j'avais deux fois 18 ans.»

Le Figaro.

19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:35

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L'AIR DU TEMPS - CHARLES TRENET : Cliquer ici

Le Fou chantant nous a quitté il y a dix ans, un 19 février. France 5 lui rend hommage avec un portrait réalisé par Jacques Pessis, qui publie également Trenet. Le Philosophe du bonheur (L'Archipel). Le journaliste livre quelques souvenirs sur son ami Charles.

« Allo, Jacques, êtes-vous libre pour le déjeuner ? Pendant près de deux décennies, Charles Trenet m'a téléphoné, le matin, à 11 heures précises, pour me proposer de le rejoindre en compagnie de quelques amis. J'ai ainsi vécu des moments d'exceptions, au cœur du jardin secret extraordinaire d'un poète qui ne dévorait pas que la vie. »

« Je ne mange qu'une fois par jour, c'est le secret de ma forme », s'exclamait-il, en éclatant de rire, après avoir englouti trois plats, accompagnés de vins, d'alcools forts et de cigares. Ces banquets, qui duraient entre cinq et douze heures, étaient ponctués de quatrains improvisés, de bons mots et d'anecdotes savoureuses. 

« Je ne suis passé à côté de personne d'important dans le siècle », confiait-il, avant d'évoquer ses rencontres avec Jean Cocteau, Max Jacob, Sacha Guitry, Salvador Dali, Louis Lumière, Henri Bergson ou Albert Einstein. Il les racontait comme si elles s'étaient déroulées la veille, avec ce qu'il appelait « une mémoire gênante ».

Sa culture du passé ne l'a jamais empêché de penser à demain. Il aimait observer l'avenir d'une chanson française dont il se considérait comme le grand frère plutôt que comme le père. Il a été le premier à prédire une grande carrière à un Patrick Bruel débutant. 

Je me souviens également d'un après-midi à la Closerie des Lilas, où il a remonté le moral de Renaud. « Quand on a rêvé sa vie, il faut vivre son rêve, en digérant les cauchemars qui ne manquent pas de la traverser », lui a-t-il expliqué.

Il m'a transmi cette « philosophie du bonheur ». Devenue son art de -bien- vivre en toutes circonstances, elle a permi au poète aux mille chansons de ne jamais déchanter. Ainsi, quand un proche disparaissait, s'il s'enfermait pour le pleurer, il ne montrait jamais sa tristesse. Il l'évoquait simplement, à travers des moments joyeux passés ensembles. Il faut savoir garder quelques sourires pour se moquer des jours sans joie.

A savoir

Charles Trenet compose La Mer un jour de juillet 1942, dans un train le menant de Sète à Montpellier. La chanson reste dans les oubliettes durant quatre ans avant de connaître un succès mondial, reprise notamment par Frank Sinatra et George Benson. Soixante-dix ans plus tard, plus de 4 000 versions ont été recensées !

5 janvier 2011 3 05 /01 /janvier /2011 16:45

Bonjour à tous,

Avant sa sortie dans les librairies, je voulais vous en apporter un petit résumé que j'ai trouvé au détour de quelques pages sur le net et qui j'en suis sûr, vous donnera envie de le lire. "Retour parmi les hommes" n'est pas un ouvrage anecdotique, mais bien la suite du roman "En l'absence des hommes", dans lequel Philippe Besson raconte la relation platonique et fantasmatique entre Vincent de l'Etoile et Marcel Proust et celle consommée et consentie entre ce même Vincent et Arthur. Bien sûr écrit avec finesse et délicatesse par Besson qui rend par ailleurs un hommage appuyé et respectable à Proust. Tout ceci sur fond de Grande Guerre.

Respectueusement à tous. R.H.

Résumé de Retour parmi les hommes

En 1916, à la mort d’Arthur, son jeune amant tué au combat, Vincent de l’Etoile, héros d’ En l’absence des hommes, s’est enfui. En Italie, d’abord, puis au Moyen Orient, en Egypte, au Soudan, en Abyssinie sur les traces de Rimbaud, en Syrie, au Liban ; errance de vagabond inconsolable, miséreux et rêveur ; puis c’est la traversée de l’Atlantique dans un bateau d’émigrants, l’Amérique, le New-York des années vingt. Après quelques années de dérive à traîner son deuil à travers le monde, Vincent retourne en France en 1923 ; c’est un peu comme s’il acceptait enfin la mort d’Arthur. Quand il retrouve sa ville natale, il ne reconnaît rien et peine à trouver sa place dans ce Paris des années folles. Son mentor, l’écrivain Marcel Proust, est mort lui aussi. Mais le hasard va le mettre en présence de Raymond Radiguet qui vient de publier Le diable au corps. C’est un très jeune homme, talentueux, brillant, charismatique qui séduit profondément Vincent. L’attrait est réciproque bien que Radiguet soit hétérosexuel. Avec cette énergie et cette joie de vivre qui est la sienne, l’écrivain en vogue, protégé de Cocteau, entraîne son nouvel ami dans les milieux intellectuels parisiens et les folles nuits de Montparnasse. Mais il existe une face sombre de Radiguet. Une fêlure chez ce garçon de vingt ans qui malgré sa gloire éclatante et brutale semble pressentir le sort tragique qui le guette et cette fièvre typhoïde qui va le tuer en décembre 1923. Déambulation hypnotique à travers le monde, qui convoque les fantômes de Kafka, Rimbaud, Nizan ou Dos Passos, voyage solitaire où le héros se perd et se dissout plus qu’il ne se reconstruit, où le déracinement demeure même une fois retrouvées ses racines, ce très beau livre à la fois grave et lumineux, est un chant d’amour déchirant à la gloire des êtres aimés à jamais disparus, un livre sur la douleur vécue comme exil intérieur.

22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 07:36

Bonjour à tous,

Avec retard, je publie cet article sur Pascal entre autre et Jacques Martin, dans lequel Jacques Pessis raconte quelques anecdotes. Jacques Pessis est un journaliste spécialisé dans l'histoire de la chansons française. Il m'avait ému en février 2001, alors que Trenet décédait, en racontant la vie et la carrière du Fou Chantant.

RH

Jacques Pessis, journaliste et chroniqueur de Chabada sur France 3, a côtoyé pendant plus de trente-cinq ans deux grands hommes qui ont marqué le petit écran : Jacques Martin et Pascal Sevran. À l'occasion de l'émission de Mireille Dumas, il raconte les souvenirs qu'il garde de ces animateurs.
« J'ai l'impression de les avoir toujours connus. Je ne sais même pas comment je les ai rencontrés », explique Jacques Pessis. Plusieurs années après leur disparition, le journaliste ne veut oublier ni Jacques Martin ni Pascal Sevran. « Je garde d'eux une image joyeuse. Ils étaient passionnés et possédaient une culture impressionnante. C'étaient aussi, chacun dans leur genre, de vrais artistes. » 
Le premier a lancé des émissions comme Le Petit Rapporteur, L'école des fans ou encore Dimanche Martin. Le second s'est passionné pour la chanson française, d'abord dans Le petit conservatoire, de Mireille, puis en développant ses propres émissions : La chance aux chansons, Surprise party ou Entrée d'artistes. Peu à peu, les animateurs sont devenus des figures incontournables du petit écran. « Pascal Sevran travaillait dans le secret, poursuit Jacques Pessis. Il s'enfermait souvent chez lui, sans voir personne pendant plusieurs jours. Jacques Martin aimait improviser. C'était un grand inventeur, mais ce n'était pas souvent facile de le suivre: il changeait d'avis en permanence ! » 

Pourtant, leur réussite ne les a pas totalement satisfaits. « Ils aimaient ce qu'ils faisaient, analyse Jacques Pessis. Mais, en dépit de leur popularité, ils étaient blessés de ne pas être davantage reconnu pour autre chose que leurs activités télévisuelles. » Jacques Martin n'est pas parvenu à s'imposer comme homme de théâtre. « Il a mis en scène des pièces qui n'ont pas eu le succès escompté et aurait aimé écrire la grande histoire. » Pascal Sevran, lui, rêvait d'écriture. « Il aurait échangé toutes ses émissions contre un livre. Cependant, accordons lui d'avoir proposé des divertissements où l'on s'intéressait plus aux artistes qu'au marketing. Aujourd'hui, Chabada prend la relève en défendant à son tour la chanson française.»
9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 13:44

À l'occasion de la fête proposée ce week-end, au parc de l'Épinette et à la salle des fêtes par Azimut événement, rencontre avec Claudine Coppin et sa fille.

C'était le temps du bonheur, de l'insouciance. Le temps des copains. Les filles avaient raccourci leur jupe et gonflé leurs cheveux. Les garçons en col roulé et pantalons à carreaux roulaient en Dauphine. Catherine Langeais présentait les programmes de télévision, Guy Lux et Simone Garnier animaient les jeux d'Intervilles, Thierry La Fronde tenait les téléspectateurs en haleine, Roger Lanzac saluait les artistes de La Piste aux étoiles, tandis que Joseph Pasteur ouvrait Les Dossiers de l'écran.

L'homme n'avait pas encore mis les pieds sur la lune, et les étudiants, jeté des pavés sur les CRS. Mais Johnny et Eddy Mitchell mettaient le feu au Golf Drouot, Dalida chantait « Bambino », France Gall allait bientôt gagner le prix de l'Eurovision avec sa « Poupée de cire », quand Sylvie Vartan était toujours « très belle pour aller danser », et que pour Sheila « l'école était bien finie ».

Salut les copains

Cette époque bénie du twist et du rock'n'roll qui allait porter l'empreinte des Chaussettes noires, Frank Alamo, François Deguelt, Petula Clark, Françoise Hardy, Claude François ou Jo Dassin, Claudine Coppin l'a bien connue. C'était au début du yéyé, et elle en était une des têtes d'affiche, avec des titres comme « Le Twist du bac » composé par Guy Mardel, « Revers d'un garçon », « La Première Fois », « Le Mannequin ».

En vedette américaine de Gilbert Bécaud qui la parraine, signée par Barclay, la jeune dactylo aux cheveux courts, cabotine et enjouée, connaîtra malheureusement une carrière scénique et discographique éphémère en France et en Espagne, ruinée par un cancer à récidive, hypothéquant son retour au premier plan.

De Salut les copains, à La Chance aux chansons de Pascal Sevran et à Discorama de Denise Glaser, la vedette des ondes et du petit écran des années folles, avait épousé un commerçant libournais et animé les semaines commerciales de la cité dans les années soixante-dix, en compagnie de l'incontournable Jean Francis. Avant de divorcer et de s'en retourner à Paris créer un club, Place public, destiné à tous les nostalgiques des années soixante qui n'ont cessé de la faire vibrer.

Un club qu'elle vient de délocaliser à Libourne en se rapprochant de sa fille, Sophie Guéant, elle-même à la tête d'une agence de communication, Azimut événements, qui mûrit ses projets depuis deux ans dans la pépinière d'entreprises de la CCI. Le spectacle des années soixante auquel sont conviés les Libournais les 11 et 12 septembre, est ainsi le fruit d'un lien familial et d'une logique professionnelle qui surfent sur la nostalgie d'une époque ancrée dans toutes les mémoires. « J'ai toujours baigné dans la culture des années yéyé », assure Sophie. « Je n'en suis jamais vraiment sortie », avoue Claudine.

Surprise party géante

La mère et la fille sont donc désormais réunies autour de ce pari festif qu'elles voudraient faire vivre aux Libournais de manière intense et authentique. Avec l'organisation d'une surprise party géante le samedi soir à la salle des fêtes, animée par un show éblouissant mettant en scène les tubes de l'époque.

Avec la reconstitution, l'ambiance et les loisirs de ces années enchantées au parc de l'Épinette. Deux journées gratuites et familiales ponctuées d'expositions, de défilé de mode, de véhicules anciens, de vinyles, de meubles et de déco, de jeux rétro, de hula-hoop et de scoubidous, au rythme des danses des sixties où excellait jadis Michel Galand, adjoint au maire délégué à la culture, fan de twist et de rock'n'roll. Une première, que les organisateurs, avec le soutien de la mairie, ont bien l'intention de pérenniser à Libourne sur le thème, pourquoi pas les années soixante dix et quatre-vingts, ses modes, ses tubes, et ses icônes. Pour d'autres rêves et d'autres émotions, mais toujours sur le registre de la nostalgie.

Renseignements : Azimuts événements, tél. 05 57 23 15 37 ou www.fetedesannees60.com

9 septembre 2010 4 09 /09 /septembre /2010 06:03

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A partir du mardi 28 septembre à 20h40, Valérie Bègue présentera sur Direct 8 depuis Tahiti "Destins d'exception", le magazine qui retrace les destins les plus incroyables, raconte les réussites les plus flamboyantes et présente les personnalités les plus extravagantes...

Chaque semaine, prenez goût au luxe, avec la découverte exclusive de paradis perdus au bout du monde. Voyages, découvertes, émotions, réussites, excentricités et confessions… Destins d’exception, le nouveau rendez-vous hebdomadaire incontournable pour une rentrée de rêve, avec Valérie Bègue !

Ne manquez pas dans le premier numéro : les confessions de Mimie Mathy, les vies de Sean Connery et Elle Mc Pherson, les résidences paradisiaques des stars aux Maldives, un retour sur le parcours de Pascal Sevran, les splendeurs du palais du Maharadjah...

7 juin 2010 1 07 /06 /juin /2010 20:07

La tournée continue de carburer au super. Deux shows de quatre heures dans une salle bondée, marqués par des ovations tonitruantes pour Isabelle Aubret et Hervé Vilard.

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Aubret. Le nom claque, caresse, et tout semble dit. Derrière elle, un sillage de liberté farouche. Elle s'avance vers la scène. On la sent à la fois fébrile et déterminée. Elle vit. Elle chante en lettres majuscules. Pure et frissonnante. Sa voix d'une beauté stupéfiante et sa puissance d'évocation nous mettent le coeur en émoi. Elle reprend Ferrat (Ma France, La montagne) Brel (La quête). Entre l'instinct et le viscéral, gestuelle ample, bras en offrande. La force de l'amour vrai, c'est d'exister à l'intérieur. Elle a ça en elle, Isabelle Aubret. Il faut la voir soulever le public. Un véritable instant de partage. C'est beau, émouvant, et surtout amplement mérité.

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Celui qui met aussi tout le monde d'accord, c'est Hervé Vilard. Remis de son infarctus, il se présente à nous vaillant, l'âme magique et la voix impériale.Il y a chez lui la force de l'évidence, un professionnalisme hors pair, une sensualité brûlante. Toutes choses que l'on retrouve ici, intactes en dépit des années et même aiguisées comme jamais. En quatre chansons (Capri c'est fini, Fais-la rire, Nous , Rêveries), il s'empare de toute la gamme des sentiments tourbillonnants pour remporter brillamment la mise. En coulisses, on croise le courageux Frank Alamo cloué sur un fauteuil roulant à cause d'une maladie neurodégénérative, Julie Pietri venue prendre la température avant de rejoindre la troupe l'an prochain, Dick Rivers en pleine négociation avec Michel Algay (le producteur d'Âge tendre et têtes de bois, ndlr) pour la tournée de ses cinquante ans de carrière, ou un membre de La Compagnie Créole scotché par la finale femmes de Roland-Garros. Cette tournée, qui ne connaît pas la crise, avance au mépris du jeunisme ambiant. La nostalgie est peut-être partout, mais celle-ci se révèle séduisante et hautement réconfortante. Parce que ces artistes ont encore du souffle et des chansons faisant plus qu'illusion.

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Entre une Georgette Lemaire déchirante sur Vous étiez belle madame - chanson écrite par Pascal Sevran - la noblesse du chant de Charles Dumont qui fait ressurgir le fantôme de Piaf, la technique vocale irréprochable de Michelle Torr, la parenthèse festive de La Bande à Basile, l'énergie insufflée par Sheila, chacun peut retrouver des bribes de sa jeunesse. Ne pas oublier, non plus, les trop rares Gérard Palaprat (Pour la fin du monde) et Alain Turban ( Santa Monica) parfaits en ouverture de spectacle. Quant à la séance de dédicaces, elle a viré à l'hystérie collective bon enfant. Autre moment marquant d'un concept qui n'en finit pas de fonctionner à pleins tubes.

Par Patrice Demailly - Nord Eclair - 06-06-10

4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 17:26

Elle était son amie fidèle, son meilleur porte-chansons. Isabelle Aubret, interprète d'exception, fera revivre Jean Ferrat demain à Lille dans le cadre de la tournée « Âge tendre et têtes de bois ». Rencontre avec une femme bouleversante.

On imagine que vous n'avez pas hésité à signer pour une seconde année d'« Âge tendre et têtes de bois » ?

>> Cette tournée est pour moi, humainement parlant, une belle aventure. On est entre 100 à 150 personnes sur les routes et nous sommes devenus proches les uns des autres.

Des rencontres inattendues ?
>> Au départ, je ne connaissais pas personnellement les artistes. Mais on fait le même le métier, on a la même peur avant d'entrer sur scène, la même innocence. On redevient tous des enfants. Et puis Michel Algay (le producteur, ndlr) a fait les choses de manière formidable. Il nous a donné un régisseur de talent, des musiciens hors pair. Je n'ai jamais eu ça de ma vie à part peut-être quand je suis passée à l'Olympia avec Brel. Il y a des écrans qui permettent de créer des climats et de nous voir en gros plan. À partir du moment où le temps me laisse en bonne santé et avec la même passion de chanter, je suis contente que les gens me voient comme je suis, avec les sillons et les déchirures de la vie. Je trouve ça d'autant plus émouvant.

Avez-vous conscience de l'amour que vous renvoie le public ?
>> À la dédicace, il y a souvent des jeunes qui me disent : « Ne changez rien, vous êtes tellement belle » (Les yeux embués). Cela m'éblouit à chaque fois. C'est miraculeux. Il y a des spectateurs qui sont venus l'année dernière pour Stone et Charden ou Sheila et qui m'ont découverte. C'est un peu comme une renaissance. Aragon disait : « Rien n'est jamais acquis à l'homme, ni sa force, ni sa faiblesse, ni son coeur ». Rien n'est jamais perdu non plus, ai-je envie d'ajouter.

Rendez-vous hommage ici à Jean Ferrat ?
>> Évidemment. J'ai aussi conservé La quête de Brel. De toute façon, Jacques et Tonton sont dans mon coeur. Le fait de les chanter, ça permet de les avoir encore sur scène. C'est ça que j'aime dans la chanson : elle reste vivante grâce aux interprètes.

Vous vous êtes produite à Tours le jour de son décès. C'est ce qu'il aurait voulu ?
>> Bien sûr. Vous savez, le jour où maman est morte, j'étais sur un bateau et il fallait que je chante. Je trouvais que c'était plus joli que j'annonce aux spectateurs sa disparition plutôt qu'ils rentrent chez eux et qu'ils apprennent ça brutalement par la radio ou la télé. Depuis 1973, les gens me demandaient : « Comment va Jean Ferrat ? ». Depuis trois ans, c'était de plus en plus difficile de leur dire qu'il allait bien. Comme je ne voulais pas leur mentir, je leur disais : « Il est fragile mais il va bien » (En pleurs).

Il fallait donc partager ce chagrin avec le public...
>> Quand sa femme Colette m'a annoncé sa mort une heure avant d'entrer en scène, j'ai pleuré un bon coup, j'ai pris sur moi, je me suis fait belle, j'ai mis des bigoudis comme d'habitude. Je pense que les gens étaient aussi bouleversés que moi. Ce qui était magique, c'était la présence de tous les artistes derrière la scène comme si j'allais tomber. Sheila m'a prise dans ses bras, j'étais terrorisée à l'idée de devoir le faire. L'animateur m'a dit : « Sheila était là, elle chantait en même temps que toi, mot après mot ».

Avez-vous mis du temps à gagner son amitié ?
>> L'homme était timide, assez réservé. Moi, je suis un peu un chien fou (rires). Ma mère me disait souvent : « Tourne ta langue dans ta bouche ». Il a fallu apprivoiser Tonton et je crois qu'il m'a aimée pour celle que j'étais.

C'était un humaniste, un grand sensible. Comme vous ?
>> Il se battait pour une meilleure justice sociale. Il aimait les gens et il était très fier que je lui raconte que ceux-ci me posaient des questions sur lui. Il s'est rendu à tous mes spectacles et il est même venu deux fois me voir dans Les monologues du vagin.

Aragon, Brel, Ferrat comme parrains. Difficile de faire mieux ?
>> Cela vous donne aussi des complexes pour écrire (rires). On m'a souvent demandé pourquoi je ne prenais pas la plume. Avec Jacques et Tonton, cela a toujours été des relations de tendresse, de vérité, de pureté. C'est pour ça que je me suis insurgée contre le sous-entendu malsain écrit la semaine dernière par Stéphane Bern. Il a osé dire que j'avais eu une histoire avec Jean Ferrat. Je suis devenue folle de rage. C'est un homme sale. Je ne vais pas en rester là.

Vous dites : « Je vais directement dans le vif des mots ». D'où cette interprétation viscérale des chansons ?
>> Je pense que je suis née pour ça. Les mots sont si forts que ça console. Petite, on était huit dans la même chambre et je racontais des histoires qui concernaient mes soeurs. Elles en étaient les héroïnes.

Peut-on dire que vous êtes forte et fragile ?
>> Absolument. Les deux à la fois. En ce moment, je suis comme du papier déchiré. Mon coeur n'arrive pas à redescendre à un rythme normal, mais je sais que ça va passer. Je vis ça vaillamment. Quand on perd des gens qu'on aime, on ne se reconstruit pas comme ça en un clin d'oeil. Dès que je chante C'est beau la vie, je renais. J'arrive à faire sentir aux gens que la vie est là, qu'il faut s'accrocher et donner encore du bonheur (Émue).

Avez-vous souffert du mutisme des médias à partir des années 80 ?
>> On m'a mis beaucoup de bâtons dans les roues, c'est vrai. Je me suis sentie par moments abandonnée. En 2006, j'ai été invitée par Ruquier parce qu'il avait beaucoup aimé l'album et Pascal Sevran. Et c'est tout...

À quand une grande scène pour vous ?
>> Le Palais des Sports en mai 2011. Il y aura un orchestre et des cordes. Je ne voulais aucune autre salle parce que Tonton s'est arrêté là. Je sais qu'il sera avec moi. D'avance, cela me provoque une émotion magnifique (En pleurs).

Pour reprendre une chanson de Jean Ferrat, vous ne chantez pas pour passer le temps...
>> Chanter, c'est un acte d'amour, de tendresse, une vraie passion. Le compliment qui me touche le plus, c'est quand les gens me disent : « Votre voix n'a pas changé ».
Je ne connais pas d'artistes qui ont chanté aussi souvent et aussi seule que moi. Tous les jours, même dans les moments où il n'y avait pas de travail, je rentre dans mon studio et je chante le temps qu'il faut pour que ma voix reste. Je pense que je mérite aussi de la tendresse.
Par Patrice Demailly - Nord Eclair - 04-06-10
14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 21:32

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Dimanche 2 mai 2010 à 20h35, la 2ème partie du documentaire Les grands hommes du petit écran sera diffusé sur France 3. Après avoir déjà annoncé pour le 25 avril une rétrospective des carrières de Léon Zitrone , Guy Lux et Yves Mourousi , Mireille Dumas s'intéresse à Jacques Martin , l'Empereur des dimanches et Pascal Sevran , Monsieur chanson française.

Nous vous avions annoncé la venue prochaine sur France 3 de cette série de documentaires consacrés aux journalistes et animateurs qui ont marqué l'Histoire de la télévision.

Mireille Dumas propose avec Les grands hommes du petit écran , deux soirées spéciales sur France 3. L'une consacrée aux destins sans précédents de Léon Zitrone, Guy Lux et Yves Mourousi était déjà programmée pour le dimanche 25 avril prochain en prime. La suivante consacrée à Jacques Martin et Pascal Sevran connaît dès aujourd'hui sa date de diffusion : le dimanche 2 mai à 20h35.

Le portrait de Jacques Martin précédera celui de Pascal Sevran. L'Empereur des dimanches a présenté pendant plus de 20 ans L'Ecole des fans sur Antenne 2. Ce show man a su s'attirer les sympathies du public et a également permis au service public de découvrir de nombreux talents, de Danièle Gilbert à Laurent Gerra , de Pierre Desproges à Daniel Prévost en passant par Piem et Laurent Ruquier .

Pascal Sevran a lui aussi fait chanter la télévision, Monsieur chanson française a accueilli pour la première fois sur un plateau de télévision Patrick Bruel , Renaud , Patricia Kaas ou Hélène Ségara . Mais sa principale "mission" était de remettre au goût du jour les artistes de l'ancien temps comme Gloria Lasso , Patachou ou encore Georgette Lemaire . Il a animé pendant plus de 17 ans la Chance aux chansons sur TF1 et France 2.

Les grands hommes du petit écran, ce sont deux soirées à ne pas manquer sur France 3. Mireille Dumas vous emmènera sur les traces de ces pionniers de l'industrie hertzienne, pour qui la télévision en plus d'être un métier était une passion, une évidence, une vie…

Première.fr -14-04-2010

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  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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