27 août 2012 1 27 /08 /août /2012 21:39

Les petits bals perdus

Quelques-uns au plus dur de l'épreuve m'ont demandé si j'écrivais, comme s'il allait de soi qu'on écrive à tout moment. Non je pensais à sauver ma peau, à organiser ma défense, l'idée même de consigner sur ce journal mes angoisses, ma tristesse, mon infinie tristesse, je répète cela volontairement qui dit exactement mon état d'esprit d'alors, cette idée ne m'a pas effleuré. Je m'étais retiré à l'intérieur de moi pour y trouver du courage, de l'énergie, que sais-je ? de la sagesse.

Les petits bals perdus de Pascal Sevran.

19 juillet 2012 4 19 /07 /juillet /2012 21:41

Les petits bals perdus

 

Dix-sept heures. lentement autour du parc avec Serge et son sac de carottes pour les ânes et les chevaux, climat acceptable, vingt degrés. je suis moins regardant qant à la perfection des carrés de pelouse, des massifs de fleurs et pour cause, mais l'ensemble se présente joliment. ça ira comme ça pour la saison. De quoi seront faites celles à venir ?

Les petits bals perdus de Pascal Sevran.

16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 11:34

Les petits bals perdus

Les allées et venues dans nos vies, comme dans un moulin, d'hommes et de femmes dont nous fûmes proches, voire intimes hier encore, ne laissent pas de me stupéfier. le même qui vous propose d'arriver tout de suite (pour quoi faire ?), l'autre qui vous écrit qu'elle ne cesse de penser à vous, ceux-là s'évaporent sans la moindre explication. Il s'étonneraient qu'on leur en fasse le reproche. L'inconstance des sentiments chez la plupart des êtres humains tient à leur propre névrose d'échec. ils ont des sincérités successives et contraires. On a beau prétendre être revenu de tout, et l'être un peu, on ne s'habitue pas si facilement à la médiocrité de ceux que nous aimions.

Les petits bals perdus de Pascal Sevran.

1 août 2011 1 01 /08 /août /2011 20:44

On dirait qu'il va neiger

La douleur qui s'accroche à mon bras droit au niveau du coude m'épuise. On me recommande un marabout, des tisanes d'orties et Françoise tient à ma disposition des huiles essentielles. je suis défait (ma mère prétend qu'il ne m'en faut pas beaucoup), l'énergie me manque alors que je dois répondre à dix problèmes d'intendance par jour. Si Stéphane était là, il m'aurait rassuré, donc guéri. Ses mains ! Qu'il les pose sur moi, je n'avais plus mal. Ce miracle c'est l'amour même.

On dirait qu'il va neiger de Pascal Sevran.

30 mai 2011 1 30 /05 /mai /2011 19:52

La mélancolie des fanfares

Je pourrais aussi me tenir tranquille, ne pas écrire ce que je pense vraiment, trafiquer ici et là mes états d'âme, mes enthousiasmes ou mes détestations, trouver que, finalement, le monde ne va pas si mal. M'en foutre, au fond.

Je pourrais m'abstenir de commenter l'actualité politique, de dénigrer quelques barons des lettres et de la presse qui ne me rateront pas. je pourrais ne pas remarquer la coiffure de Jeanne Moreau, m'agenouiller devant soeur Emmanuelle et déclarer qu'elle est une sainte. Je pourrais dire n'importe quoi pourvu que ça fasse moderne, "terriblement sympa", écrire des poèmes à la gloire de l'abbé Pierre, réclamer la canonisation de Coluche.

Trop facile vraiment. Je ne veux pas mériter des bravos qui me feraient honte.

La mélancolie des fanfares de Pascal Sevran.

7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 15:44

5-On-s-ennuyait-le-dimanche-copie-1

Petites nouvelles des vies qui ne vont pas mieux que moi, ce serait trop injuste s'ils allaient bien, s'ils chantaient. C'est la mélancolie des autres qui rend la nôtre supportable. 

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 20:37

5-On-s-ennuyait-le-dimanche-copie-1.jpg

J'avais juré mes grands dieux que je ne publierais pas ce journal le 4 janvier prochain, comme l'habitude semblait devoir l'imposer, l'habitude et la logique. J'étais décidé à marquer une pause dans le rythme annuel des parutions, afin de ne pas lasser, de me faire attendre. Je trouvais que l'on m'avait trop vu, trop entendu. Je viens de changer d'avis. Il y a une heure, je me promettais de ne pas céder à l'amicale pression de mon éditeur qui m'a écouté lui expliquer mes bonnes raisons de passer mon tour. J'avais des arguments convaincants. Etais-je si convaincu ?

Après tout, si je trouve qu'on m'a trop vu, libre à moi de ne pas me monter aussi complaisamment.

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 21:50

On s'ennuyait le dimanche

Je me dis cela chaque matin, après quoi j'écris des livres, je chante, je cours à la télévision et chacun se réjouit de ma bonne mine. On se demande où je puise mon énergie. je n'en sais rien. Stéphane me manque comme jamais. Epuisé moralement et physiquement par ma course folle de l'hiver, sur les scènes et devant les caméras, lui seul pourrait m'aider à surmonter la mélancolie, le chagrin. Mais je n'aurais pas de chagrin s'il était là, c'est lui qui m'aurait dit : "tu n'as jamais été aussi beau."

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 07:28

La mélancolie des fanfares

Ni la force, ni l'envie d'écrire depuis des semaines, comme si j'avais fait le tour de lui, de nous. Ce journal, qui me tenait, me tue. Je suis fatigué d'avance d'avoir à noter ici mes dîners en ville, plus rien ne me semble valoir une ligne, ni mon chagrin qui s'aggrave, ni les sombres pressentiments qu me hantent, ni les performances de mes amants de passage. Rien. Je reste empêché, impuissant si l'on préfère. C'est cela, impuissant.

La mélancolie des fanfares de Pascal Sevran.

14 novembre 2010 7 14 /11 /novembre /2010 10:04

On s'ennuyait le dimanche

Cette image de moi que je laisse filer avec complaisance depuis des années, on lui reproche sa couleur, sa gaieté. On me préfère en noir et blanc, un peu triste autour de l'église à Morterolles ou sur les quais par ici, la nuit tombée.

Ceux qui me lisent me veulent pour eux seuls, quand s'éteignent les lumières des fêtes que j'organise avec un plaisir que je ne sais pas dissimuler. Je passe mon temps à répondre à l'effarement des uns et des autres qui "ne me croyaient pas du tout comme ça, pas si tendre, pas si gentil".

Mais enfin, comment me voyaient-ils ?

On s'ennuyait le dimanche de Pascal Sevran.

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  • : Ce blog a été crée afin de perpétuer la mémoire de Pascal Sevran au travers de sa vie et de son oeuvre tant audiovisuelle que littéraire.
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